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Val de Saire : les potilles et chasses roues

Publié le par Ph L

Val de Saire : les potilles
Je vous ai déjà montré des barrières typiques du Cotentin. A chaque extrémité on trouvait des pierres. Leur rôle : accueillir les points de fixation ou de fermeture de ces barrières. Il existait différents types de fixation, les plus répandus et visibles aujourd'hui sont des gonds.

nullIci, iln'existe plus de barrière, les potilles sont restées en place. Et il serait difficile maintenant de faire emprunter cette ouverture à une charrette tant la différence de niveau avec celui de la route est grand.

   
  Différents exemples de potilles encore en place avec aucun rôle. A ne pas confondre bien sûr avec des pierres mégalithiques.  



nullVous l'aurez remarqué, au pied des potilles, une petite pierre, il s'agit d'un chasse roue. Son but écarter (éventuellement) la roue pour protéger le moyeu de celle-ci.
Ces chasse-roues, au pied des potilles dans les champs n'existent plus (j'ai eu de la chance d'en trouver encore une). Par contre ils sont encore courant dans les entrées ou sur les ponts, ou dans les angles des rues anciennes sans trottoir.



   

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Ponts sur la Saire

Publié le par Ph L

Ponts sur la Saire



Ponts diaporama

Les ponts sur la Saire prennent différentes allures selon l'époque de leur construction.
Plus je m'intéresse à ces "monuments" plus je me rends compte que leur histoire peut être complexe et n'appartenir qu'à eux individuellement..
Je viens de faire des recherches sur la reconstruction de celui de Valcanville vers 1880, je pense avoir trouvé un filon plein d'éléments importants.



Un ancien pont dit "romain" à Valcanville

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Home sweet home

Publié le par Ph L

Bonsoir à tous,
je viens de rejoindre Valcanville.
Tout s'est bien passé.
Merci de vos visites de votre soutien.
Je mets les appareils photo en charge et je repars.
Philippe

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Autour du cidre et des pommes

Publié le par Ph L

Autour du cidre et des pommes

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   Ramasser les pommes, une "corvée" familiale et entre amis (2008)


  Un broyeur à pommes, il peut être actionné manuellemnt comme ci-contre ou par un moteur, il a pu être entrainé par un manége actionné par un cheval.


Il ne faut pas confondre pressoir et tour. Le tour, ci-dessous,  sert à broyer, écraser les pommes avant de les placer sur la maie du pressoir. le tour joue le même rôle que le broyeur ci-dessus.
  Mignon entraîne les roues du tour pour écraser les pommes.   null

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Des pressoirs

Publié le par Ph L

 

 

Des pressoirs


 

 

 

 

 

 

 

La corde s'enroule sur la vis. Elle entraine le second rouet qui serre le mouton. 

   1 - mouton
   2 - maie
   4 - brebis
   7 - rouet
   8 - vis
   9 - jumelles
 11 - agneaux

Je voue une attention très particulière à la longue étreinte, je me propose aujourd'hui de tenter une explication en images (imparfaites) de son fonctionnemment 

 
 
 La photo ci-dessus représente le pressoir exposé au jardin public de Coutances. il est possible d'en voir d'autres au musée du cidre de Valognes (je recommande ), ou au musée de la ferme à Sainte Mère Eglise.   Une architecture caractérsitique des pressoirs avec "longue étreinte."



J'ai également vu de très beaux spécimens à Chateauneuf du Pape ou à Montaigu (route de Nantes à Montaigu). Que ce soit pour le vin, le cidre, voire l'huile d'olive les procédés étaient proches avec des matériels semblables.

Si vous disposez de photos de vieux pressoirs je suis preneur surtout s'ils sont en cours d'utilisation (pltb.613@orange.fr).

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La fabrication du cidre

Publié le par Ph L

La fabrication du cidre

 

Ramasser les pommes

"une corvée" familiale et entre amis"

 

Le Val de Saire a toujours produit des pommes et fabriqué du cidre. Il faut aussi reconnaître que la production  a fortement baissé depuis les années soixante. par conséquent les scènes que je montre en images ne sont plus très fréquentes. Il reste cependant des agriculteurs qui ont conservé des pommiers pour leur consommation personnelle. Pour trouver des producteurs de pommes il faut plutôt aller dans la région de Valognes, Bricquebec ou Saint Sauveur le Vicomte si l'on veut rester dans le Cotentin.

 

 

 

Dans le cas présent nous sommes chez des maraîchers. deux faits méritent d'être signalés :-
 des maraîchers récoltent d'une manière traditionnelle (à la main) et non d'une manière mécanisée.
- Le verger dans lequel se fait la récolte est récent et a été planté avec des variétés anciennes (
p'tit amer et renaud orthographe à revoir)

La première opération consiste à broyer les pommes. Ici le broyeur est entraîné par un moteur.


 Les pommes broyées sont disposées en couches d'environ 10 à 15 centimètres  
 La phase qui consiste à séparer les couches de pommes broyées  les unes des autres est la plus délicate. Ici le matériau utilisé est le chaume, appelé localement GLUI (prononcer GLU). Ce glui doit être disposé de telles sorte que les tiges se croisent. C'est l'aspect aussi le plus traditionnel.  Il est quelquefois remplacé par du roseau ou de la toile de jute.

Les pommes broyées disposées en 10 à 15 lits séparés par du chaume constituent le marc. Il est laissé tel pendant une nuit. Toute ménagère sait qu'une pomme coupée s'oxyde, brunit. C'est le but recherché (on dit faire marquer le marc) pour que le cidre prenne de la couleur


Les pommes broyées disposées en 10 à 15 lits séparés par du chaume constituent le marc. Il est laissé tel pendant une nuit. Toute ménagère sait qu'une pomme coupée s'oxyde, brunit. C'est le but recherché (on dit faire marquer le marc) pour que le cidre prenne de la couleur.

Quand le marc est habillé (pose des planches et des bloquets) il faut faire descendre le mouton, par un mouvement de va et vient avec la pièce de bois. Cela permet au "reitier" de touner sur la vis centrale. Il existe pour cela un jeu de deux clavettes qui disposées d'une certaine façon entraînent le "reitier"  toujours dans le même sens. Lorsque l'effort nécessaire devient plus important, le manche de bois est remplacé par une barre métallique et s'il le faut deux personnes le mettent en action. Le cliquetis particulier des clavettes renseigne sur le travail dans le pressoir

 
 

 

Le marc a été pressé, il est alors deshabillé puis taillé et remis en forme pour continuer à le presser.

Le jus coule bien coloré.

Ceux qui auraient la possibilité de trouver un tel jus je leur conseille de faire des crêpes en remplaçant le lait (en totalité ou partiellement) par ce jus. J'aime


Le jus après décantation sera mis en tonneau pour une nouvelle décantation. Très vite la fermentation va démarrer, d'autant plus qu'il fait doux (environ 10°C)..

Pour la fabrication du glui, se reporter à l'articledu mois d'août (un clic  sur le lien)

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Fermanville : l'église

Publié le par Ph L

Fermanville : l'église
L'église saint Martin, fut complètement rebâtie sur les fondations de l'ancienne en 1568 par Jacques Leclère, curé, aidé du seigneur de la paroisse, Pierre Davy.

 De style roman elle a la forme d'une croix grecque.
Comme il ne restait pas assez d'argent pour construire une tour de hauteur suffisante, on chargea un maçon, nommé Cyrus, d'édifier une bâtière sur la colline qui surplombe l'église, afin de loger la cloche qui pesait alors 500 livres et pour laquelle le campaniile était jugé trop bas. Sous la Révolution, il fut décidé de transformer la bâtière en clocher. en 1839, l'ancienne cloche fut refondue, augmentée de 700 livres et baptisée "Marie de Fermanville".
Au XIXème siècle, on dut par deux fois agrandir l'église, trop petite pour la populationde plus de deux mille habitants que comptait alors la paroisse : la nef fut prolongée, puis deux chapelles latérales construites. En 1890 fut placé un autel en marbre blanc, sorti des ateliers de M. Moulin de Toulouse.
Extrait de "Le Val de saire" par Claude Pithois
   
   
   

 
   
Vitrail de Saint-Martin
    Evocation de saint Louis

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Manche à couteau

Publié le par Ph L



Marée d'équinoxe : pêche du manche à couteau.  Les pêcheurs à pied étaient au rendez vous pour attraper des manches à couteau ou couteaux ou manchots. Le nom scientifique doit être solen marginatus (du grec solen qui signifie canal). Voir diaporama ci-dessous Le couteau, mollusque bivalve se nourrit de phytoplancton qu'il filtre dans l'eau de mer rejetée par deux siphons qui le font repérer. Pour le pêcher à marée basse ont peut utiliser le sel qui sert de leurre, laissant croire que la marée remonte, sinon la baleine de parapluie a aussi ses adeptes. Ce bivalve fouisseur à la coquille calcaire fragile s'enfonce profondément dans le sable fin à marée basse. A marée basse aussi un certain nombre de casiers (rien à voir avec le manche



Le couteau se déguste simplement : le faire bailler sur de la braise par exemple et
l'accompagner d'une bonne tartine de pain beurre doux (of course), sinon un peu de vinaigrette.

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"Le Tue Vaques"

Publié le par Ph L

nullLe Tue Vâques a fortement marqué les sexas et plus. Nombreux sont les signes de son existence, les bâtiments sont très reconnaisables à leur architecture telle la gare ci-dessus. Les gares, haltes, garde-barrières étaient nombreux.

Des bâtiments : gare de Saint Vaast (usine de mâts), Quettehou (écoles), Barfleur (près la poste), Cherbourg (gare routière) ......Tocqueville, Valcanville, Montfarville (maisons d'habitation).
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Clic sur ces deux images pour les agrandir

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Teurthéville-Bocage : 2 bassins versants, Saire et Sinope

Publié le par Ph L

La commune de Teurthéville est baignée par au moins deux rivières : La Saire et La Sinope et quelques uns de leurs affluents

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Je présente deux diaporamas consacrés à ces deux fleuves. le premier ci-dessus concerne la Saire

La Sinope, cette rivière, ce fleuve qui se jette dans la mer à Quinéville.

A Teurthéville différents moulins ont été actifs, comme le Moulin Fleury dont les pièces les plus anciennes datent des 15éme et 16éme siècles. Les roues de ce moulin étaient actionnées par les eaux de la Sinope (voir diaporama ci-dessous)

La Sinope, retenez ce nom car je serai amené à vous parler de cette rivière, ce fleuve qui se jette dans la mer à Quinéville.

A Teurthéville différents moulins ont été actifs, comme le Moulin Fleury dont les pièces les plus anciennes datent des 15éme et 16éme siècles. Les roues de ce moulin étaient actionnées par les eaux de la Sinope (voir diaporama ci-dessous)

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