Ce moment je l'attendais depuis un an, Jean-Christophe Leterrier boulanger, pâtissier à Ruffosses près de
Valognes, après des essais dont j'ai rendu compte, propose désormais des "cimenets" ou "cornus" ou "cônus" conformes à ce qui se faisait jusqu'en 1939 dans sa commune et qui ont été
rendus célèbres par une carte postale du début du siècle dernier..
L'expérience permet de connaître le moment de retrait.
Trempage dans l'eau froide
Egouttage
Four chaud pendant 40 minutes environ
Comme pour le garrot, la remise sur le marché de ce produit traditionnel a demandé beaucoup d'expériences et
d'essais. Jean-Christophe est parvenu à reproduire le "cimenet" de Ruffoses que l'on trouvait sur les foires et marchés Cherbourg, Quettehou, Valcanville ... Sachant mles mises au point
nécessaires pour faire lever la pâte, déterminer les temps d'échaudage et de refroidissement, de cuisson dans le four, je doute que cela soit réalisable à titre individuel.
Si vous ne passez pas par Ruffosses un jour de production, rendez-vous à la Chandeleur de
Montebourg les 31 janvier, 1 et 2 février, Jean-Christophe sera sous le chapiteau.
En période de pluie, nous avions l'habitude de voir de forts tourbillons d'eau. En toutes saisons, le
franchissement du pont s'accompagne d'un regard plus ou moins appuyé en direction des cascades, un des joyaux visuels et touristiques du Val de Saire.
Cette chute d'eau, n'est pas naturelle, elle a été aménagée quand les filatures ont cessé leur activité.
Il ne s'agit pas du cours "normal" de la Saire, nous sommes sur un bief avec un ensemble de canaux. Suite aux
pluies imporantes de décembre et de ce début de janvier, une berge a cédé, par conséquence l'eau se trouve déviée et n'alimente plus la
cascade.
Un mélange de photos de lundi 6 janvier et d'autres plus
anciennes.
Quand j'ai vu cette affiche annonçant un des articles de la Presse de la Manche, j'ai eu une grimace qui traduisait
une certaine colère contre ce titre accrocheur.
La fermeture de la boulangerie, dernier commerce d'Aumeville justifie le déplacement d'un journaliste de Cherbourg.
pourquoi n'est-il pas venu quand cela s'est produit, cela constituait une vraie actualité il y a quelques mois, la proximité des élections municipales constituerait-elle la vraie
motivation ?
Avant de poursuivre je précise que la fermeture d'un commerce dans un bourg constitue un fait regrettable, mais
n'est-ce pas le mode de fonctionnement des habitants qui est en cause, n'est-ce pas notre façon de fonctionner à nous tous qu'il faut incriminer. Combien sommes nous à privilégier le petit
commerce local et/ou les marchés avec les producteurs locaux ?
Avec la disparition d'un commerce, certes de l'animation, de l'activité disparaît, mais i on regarde bien les nombres
d'habiitants on constate qu'entre 1999 et 2014, ils sont restés stables à 139 avec un pic en 2011 à 145, soit une variation de 5 (3,6%). Ce n'est pas significatif car cela ne peut concerner
qu'une famille.
J'ai examiné un autre aspect des choses, les bases des taxes d'habitation et du foncier bâti.
Entre 2009 et 2013 les bases (je n'ai pas dit les taux) de la taxe d'habitation ont augmenté
de 5,8% en tenabt compte et excluant une progression annuelle d'environ 2% , .
Toujours entre 2009 et 2013 les bases du foncier bâti, ont augmenté de près de 10% en tenant
compte et excluant la progression annuelle de 2%,
Qu'est-ce qui peut justifier une progression des bases, sinon des constructions nouvelles ou des revalorisations
suite à des restaurations. On peut alors supposer que de nouvelles installations existent, ce n'est donc pas là "une commune qui se meurt"
Certes on va me répliquer que la commune devient "commune dortoir", j'accepterais, si on me démontre que l'activité
associative a complétement disparu
J'ai déjà eu l'occasion d'évoquer cette tradition oubliée et perdue "Couline vâulot", voir le lien ci-dessous. Le samedi d'avant l'épiphanie, on célébrait le feu, la lumière, comme les Celtes au moment du solstice d'hiver (il n'est pas si loin le 21 décembre.
La lecture du mémoire de maîtrise de Martine Le Goupil (une Valcanvillaise) m'incite à revenir sur le sujet. En effet Martine cite, parmi beaucoup d'autres, un texte de Charles Lepeley, en normand sur le sujet.
Selon un témoignage recueilli hier à Montfarville, cette pratique se serait "éteinte " en 1939 (à Gatteville). Je précise tout de suite que Charles Lepeley a été contesté sur l'orthographe de "Coulaine vaut l'eau", en particulier par Fernand Lechanteur un "normaniste" qui fait référence en matière de langue normande. Vous trouverez une explication de "coulaine", "coulène" couline" plus loin dans cette publication. cela ne remet pas en cause son témoignange sur les faits eux -mêmes
Coulènen f : torche de glui dont on se servait pour s’éclairer la nuit dans les mauvais chemins ou pour chasser au bouolo ; (H – V-d-S). On s’en sert également pour brûler les soies d’un porc que l’on vient de tuer. Faire coulène-vâolot : sorte de procession populaire qui avait lieu autrefois à l’occasion de la fête des Rois avec ce type de torche ; (V-d-S).
Brandon : coulène n.f Torche de paille enflammée utilisée aux Rois, à la Saint-Jean, et aussi pour finir de brûler le cochon.
Coulène : n.f. a) Torche de glui. V boussoun. Torche de paille enflammée. On s’en sert pour brûler les soies d’un porc que l’on vient de tuer « amprès fallait brûlaer le cochoun y avait pour cha des coulènes de gllu. (P. Guéroult) b) Plante de haricots effeuillée et séchée que l’on pend en poignée par paire. V gllane. C) Gerbe de seigle court ou long, obtenue par secouage. D) Echarde.
Coulène-vaôlot : n.f. Torche de paille enflammée au feu de la Saint-Jean. V. coulène.
Couline : n.f.Torche de paille enflammée. On s’en sert pour brûler les soies d’un porc que l’on vient de tuer ; elle servait jadis à s’éclairer la nuit ou pour la cache au bouolo. V. coulène
Vaule : n.f. Gaule à pommes. (Pays d’Auge)
Le texte de Charles Lepeley
Si tout marche bien en cliquant ICI vous devriez entendre la lecture du post-scriptum
Un autre texte de Charles Birette, originaire de Montfarville, confrère de Charles Lepelley, précise ce que l'on doit retenir de vieille tradition. Et son texte est en français. ! (Extrait de "Dialecte et Légendes du Val de Saire. réédition de 1999 Philippe Le Lanchon.
Depuis le 12 mars 2013, nous contemplons cette oeuvre "Beach'Art". Quel sort va lui réserver la marée de vive eau en cours.
Tiendra-t-elle jusqu'à la marée du siècle de mars 2015.
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