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histoire locale

Quelle date aujourd'hui ?

Publié le par Ph L

 

Quelle date aujourd'hui ?
  2013-3011-0919-.jpg       
Le 2 janvier 2013, j'essayais d'évoquer la complexité d'établir un calendrier et j'en citais quelques uns. Je rappelle seulement que le 10 décembre 1582 calendrier Julien devient le 20 décembre 1582 par la mise en application du calendrier Grégorien toujours en vigueur aujourd'hui.
            Voir cette publication du 02/01/2013  et retrouver la similitude entre solstice d'hiver et Noël
  2013-3011-_0916.JPG       
            La diversité s'appliquant en matière de calendrier et donc de date, j'ajoute ces éléments en citant Madeleine FOISIL auteur du livre "Le sire de Gouberville, un gentilhomme du XVIème siècle" à propos de son journal écrit entre 1550 et 1562.

            Jusqu'à l'édit de janvier 1564, c'est la date mobile de la fête de Pâques qui déterminait le commencement de l'année.

Cependant le diocèse de Coutances suivait un usage différent. C'est le 25 mars jour de fête de l'Annonciation qui était le premier jour de l'année. C'est le style que suit Gilles de Gouberville dans son texte. Ainsi les mois de janvier, février, mars appartiennent toujours à l'année précédente; à partir du 25 mars, les mois qui suivent sont de la nouvelle année. (1)

Michel Nortier, la date de l'année dans le diocèse de Coutances au Moyen Age. revue du département de la Manche, 1964

 

 Des citations du journal de Gilles de Gouberville via Twitter @gouberville

 

         
  1.   30 Nov 1555 Le sabmedi, jour Sct-André apprès la messe et disner je m'en allé à Tocqueville, Lajoye avecques moy.
  1.  
  2. 2 Je passé par Clitourp et parlé à maistre Gilles Lamache ; je le trouvé où il remuet mesnag

 

 
3 Il me vinst convier jusques près la maison de mon cousin de Tocqueville, où je souppé et couché.

 

 

4/4 Son gendre n'y estoyt poinct. Y estoyent mond. cousin, sa fille, Chalus, Lévesque et aultres.

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une cheminée XVIème
 

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Le seigneur d'Amfreville, de Fermanville par André DAVY

Publié le par Ph L

  Le seigneur d'Amfreville, de Fermanville par André DAVY
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 En histoire locale Tourville et Vauban sont bien connus dans le Cotentin. Colbert a édicter des règles qui sont encore en vigueur. le Marquis d'Amfreville, né à Fermanville, n'a pas la réputaztion des précédents. André DAVY dans un ouvrage tout récent s'emploie à présenter celui qui occupa le grade de vice-amiral et participa à de nombreuses batailles dont celles de 1692 bien connues dans mle Val de saire.       

  02-201303-0127

Clic sur l'imlage pour l'agrandir

  Je note cependant qu'en 1692 deux batailles ont eu lieu au large des côtes du Val de Saire :

- la bataille de Barfleur qui se solda par une brillante victoire de Tourville et à ce que je sache, le plan de bataille serait encore étudier dans les écoles concernées.

- la bataille de la Hougue au cours de laquelle une partie de la flotte victorieuse à Barfleur fut détruite. cette bataille eut pour conséquence, la construction des deux tours de défense de Tatihou et de la Hougue par  de Combes en 1694 sur des plans de Vauban.       

 

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Les Frères Magin : ingénieurs et cartographes

Publié le par Ph L

Les Frères Magin : ingénieurs et cartographes
Cadastre, Orthophotographie, Service Information Géographique, carroyage sont des concepts que j'ai travaillés ces dernières années. lisant une annonce dans la presse locale concernant une conférence sur le thème des cartes au XVIIIème siècle et en plus par Marcel Roupsard (un pays), je ne pouvais que me précipiter à valognes pour écouter cette brillante communication sur les frères Jean et Nicolas Magin.
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 Cette conférence s'inscrit dans un cycle dont la société d'Archéologie de la manche, section Valognes est un important contributeur, M. Laisney a présenté le conférencier Marcel Roupsard.  
 2012-Conf-1209-0305
 Marcel Roupsard, professeur de géographie à l'université de Caen, a découvert à l'occasion de recherches une famille d'ingénieurs cartographes de Fécamp. Il a ainsi pu remettre dans le circuit des chercheurs plus de 150 cartes et plans du début du XVIIIème siècle  d'un vif intérêt tant la précision est grande et concordante avec les cartes actuelles.
  projet-port-hougue-010.jpg

  Parmi cres plans et cartes, aujourd'hui j'en retiens une (source : Gallica, site de la Bibliothèque Nationale de France).

Elle date du début du XVIIIéme, (avant 1720). siouvenons nous que les fortifications Vauban datent de 1694. A l'époque Saint Vaast la Hougue et Cherbourg étaient en concurrence pour l'édification du grand port dans la Manche.On remarque tout de suite que les contours du port s'inspirent de l'architecture des fortifications Vauban.

  normandie3-2228-.jpg
  A l'origine la commande concernait "les Costes de Normandie" 
je reviendrai sur ces cartes avec les comparaisons actuelles.

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Les sites du réseau Vauban

Publié le par Ph L

Les sites du réseau Vauban

VILLFRANCHE de CONFLENT

 Les animateurs et responsables Vauban sont venus la semaine dernière ou quelquechose d'approchant. La presse régionale a relaté leur visite à Tatihou et Saint Vaast la Hougue. Ils étaient satisfaits, le classement des sites au patrimoine mondial de l'UNESCO, a provoqué une augmentation de la fréquentation touristique de 20%. J'en suis ravi, mais cela ne m'apporte rien de plus sur la connaissance de ces lieux et j'aurais aimé lire autre chose. Histoire de me faire des copains, j'ai la prétention aujourd'hui de publier ce que j'aurais aimé voir.

 VILLEFRANCHE-V-PAYS-0092.jpg

 J'ai choisi de vous présenter Villefranche de Conflent dans les Pyrénées, non pas la ville mais les fortifications. je suis le circuit des fortifications.

 VILLEFRANCHE-V-PAYS-0065.jpg

Le chef d’œuvre du pragmatisme

Dominée de toutes parts au creux de la vallée encaissée de la Têt, la « petite vilotte », dont les murailles médiévales s’étirent le long du torrent, est transformé par Vauban en 1679.
L’ensemble du site, revu par l’ingénieur pour en assurer une meilleure défense, est constitué de 3 entités se couvrant réciproquement.
L’enceinte urbaine avec ses tours médiévales est renforcée sur les points faibles et entièrement couronnée d’une toiture de lauzes épaisses pour se protéger des tirs ennemis. Le front d’aval est renforcé par une grotte casematée, la Cova Bastera, reliée au village par un escalier souterrain. Enfin, en 1681, sur le seul point haut que l’attaquant pouvait occuper avec des canons, Vauban construit un fort, le fort Libéria, conçu pour abriter une garnison de 96 soldats.
A la fois par la qualité des matériaux utilisés et par l’adaptation au bâti existant et à la géographie du site, la cité de Villefranche-de-Conflent constitue un véritable chef-d’œuvre de la fortification, aujourd’hui conservé avec une remarquable authenticité.

 

Texte emprunté au site du réseau Vauban

http://www.sites-vauban.org/Presentation-du-site,54

 

 

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 Le Fort Liberia construit en 1681, les tours de Saint Vaast la Hougue ont été construites en 1693.

 

 

 

 

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Quettehou et la guerre de Cent Ans: le Prince Noir 1346

Publié le par Ph L

 Quettehou et la guerre de Cent Ans: le Prince Noir 1346
eglise-extdroite-700-427.jpg L'église de Quettehou

 La guerre de Cent ans commença dans le Val de saire le 12 juillet 1346 par le débarquement du roi d'Angleterre EdouardIII, dans la Baie de Saint Vaast la Hougue à la tête d'une armée de 30.000 hommes dont 20.000 fantassins.

Edouard III réclamait le titre de Roi de France de par sa mère Isabelle de France, Philippe le Valois d'un rang plus éloigné lui est préféré en raison de la descendance par les hommes. De par ses possessions en France il est le vassal du roi de France, il ne l'admet plus. accompagné de Geoffroy d'Harcourt seigneur de Saint Sauveur le Vicomte obligé de fuir la France, il se lance à l'assaut du royaume de France.

prince_noir.jpgLe Prince Noir, fils d'Edouard III le roi d'Angleterre

Le début de la construction de l'église de Quettehou remonte au XIIIème siécle. Le choeur et la nef datent de cette époque. 

De l'endroit où elle est implantée il existe une splendide vue vers la baie de Saint Vaast.

En 1346 le Roi d'Angleterre Edouard III y adoube son fils chevalier. Il est connu sous le nom de Prince noir en raison de la couleur de son armure.

 jean II et richard III 

Jean II captif d'Edouard III, par Jean Froissart, enluminure issue de l'ouvrage Chroniques, Paris, France, XV°siècle.

 

 Le Prince Noir s'illustrera à la bataille de Poitiers en 1356 où le roi de France Jean le Bon fut fait prisonnier avec son fils Philippe.

 

Le roi Jean et son fils, qui gagna dans ce combat le surnom de Hardi, se battirent avec vaillance. Philippe, se battant aux côtés de son père, prévenait ce dernier lorsque l’ennemi se rapprochait imprudemment : père, gardez vous à droite ; père, gardez vous à gauche !

eglise-1346-edII-010 

 eglise-int-nefch-020

Carte-1346-020-web Fonds de Carte CG50

Pour voir la carte et ouvrir un fichier .pdf clic sur la carte.

Le 12 juillet 1346, Edouard III, roi d'Angleterre, débarque à La Hougue-Saint-Vaast (dans le Cotentin), à la tête de 30 000 hommes et accompagné de Richard Talbot, Jean Chandos, Thomas de Beauchamp, Jean de Northampton, Thomas Holland, Guillaume de Bohon, Jean de Moyon, et de tous les meilleurs chevaliers de son royaume. Il faut noter que nombre de ces chevaliers portent des noms bien du Cotentin.

Barfleur est dévasté le 14, Cherbourg résiste le 15


.Edouard III occupe Valognes (le 18 ), s'empare de Carentan (le 20 ), prend Saint-Lô (le 22 juillet), Caen (le 26), Bayeux (le 29), Lisieux (le 31). Il franchit la Seine à Poissy, le 16 août 1346. Il écrase l'armée française à Crécy le 26 août 1346. Le 4 septembre 1346 il met le siège devant Calais.

 

 
 La Guerre dite de Cent Ans commençait.

 

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Barfleur port ducal

Publié le par Ph L

Barfleur : port ducal

Au XIIème siècle Barfleur comptait entre 4 et 9 000 habitants répartis dans 1800 habitations.
 


Guillaume le Conquérant embarqua sur La Mora pour aller conquérir l'Angleterre en 1066.
Nous n'avons pas de preuves de la construction du navire à Barfleur, mais des compagnons de Guillaume étaient originaires du Val de Saire

 

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« Sur le Mora Etienne un barfleurais porta Guillaume en Angleterre 1066 » peut-on lire sur ce médaillon à l'entrée du port de Barfleur.
 william--2-.jpg William_I_of_England.jpg



 -Henry1-2-.jpg henri1.jpg En 1120, la Blanche-Nef, navire royal, sombra au large de Barfleur avec à son bord le fils du roi Henri Ier d'Angleterre, Guillaume Adelin
HenriII-1-.jpgHenri est le petit-fils d'Henri I, désigné par celui-ci pour lui succéder dès le moment de sa naissance, mais il sera écarté du trône par Étienne de Blois, neveu du roi défunt. Il lui succèdera cependant, c’est lui qui fondera la dynastie des Plantagenêt. Il est le fils du comte d’Anjou Geoffroy Plantagenêt et de Mathilde de Normandie (qui est la petite-fille de Guillaume le Conquérant). Henri II va étendre ses territoires français par son mariage avec Aliénor d’Aquitaine en 1152. Il aura quelque peine à maintenir son autorité sur son vaste royaume et devra affronter des révoltes féodales en Angleterre, les intrigues des rois de France Louis VII et Philippe Auguste et, à la fin de sa vie, le soulèvement de ses propres fils Richard et Jean.  HenriII-2-.jpg
Henri II aurait fait à partir de Barfleur dix traversées.
Richard_coeurdelion_g-2-.jpgÀ la fin du XIIe siècle, Richard Cœur de Lion aurait embarqué à Barfleur pour rejoindre l'Angleterre.  Richard_coeur_de_lion.jpg C'est en 1189 que Richard Coeur de Lion aurait embarqué pour l'Angleterre afin de recevoir sa couronne anglaise.
Il y revint en 1194 accompagné de 100 vaisseaux pour aller secourir la ville de Verneuil assiégée par les troupes du roi Philippe-Auguste.
John_of_England_-John_Lackland-jeansans-terre.jpg  jeansansterre-2-.jpg Jean sans Terre y séjourne entre le 5 et le 10 février 1200, puis entre le 15 et 17 septembre de la même année.

En 1204 le duché de Normandie est rattaché au royaume de France, le déclin du port de Barfleur s'amorce en même temps. Sous François1er (1494-1547), on ne dénombre plus que 50 maisons soit 150 habitants.

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Barfleur, un naufrage, le 25 novembre 1120, la Blanche Nef

Publié le par Ph L

 ... Barfleur, un naufrage, le 25 novembre 1120, la Blanche Nef...
 ... Barfleur, port ducal ...


Le port de Barfleur a été fréquenté par les Ducs de Normandie, Rois d'Angleterre. Les voileux vous diront que la route directe de l'Angleterre vers la France mène direct à Barfleur.
Si un jour de 1120, la Blanche Nef n'avait pas fait naufrage, l'Angleterre, la Normandie, la France auraient peut être connu une autre histoire institutionnelle.

    Entre le port (actuel) de Barfleur et le phare (actuel) de Gatteville :     
    le rocher de Quillebeuf  

recherchequilbeuf-010.jpgPendant toute la période ducale (jusquà 1204, date du rattachement de la Normandie au royaume de France), Barfleur était le port préféré des ducs de Normandie qui étaient aussi rois d'Angleterre. En 1066, la bataille de Hastings marque le début de la conquête de l'Angleterre par les Normands parmi lesquels figurent de nombreux Cotentinais & Avranchinais.
quilleboeuf-carte.jpg
En 1120, la Blanche-Nef, navire royal, sombra au large de Barfleur avec à son bord le fils du roi Henri Ier d'Angleterre, Guillaume Adelin. Ce naufrage signe le déclin de la préférence ducale.

BlancheNef-020-panneau.jpgDocument communauté de communes du Val de Saire/ CPIE du Cotentin, sur le circuit de découverte.  BlancheNef-010-panneau.jpg


Victimes

  • Guillaume Adelin, seul fils légitime du roi Henri Ier d’Angleterre ;
  • Mathilde, princesse normande, fille naturelle du roi Henri Beauclerc et épouse de Rotrou III comte du Perche;
  • Richard II Goz, vicomte d'Avranches et comte de Chester (Angleterre) et son épouse Mathilde de Blois-Champagne (sœur d'Étienne de Blois);
  • Otvar d'Avranches, frère de Richard (Goz) d'Avranches et gouverneur du prince Guillaume Adelin ;
  • Guillaume de Pirou, sénéchal royal ;
  • Guillaume Bigod ;
  • Godefroi de L'Aigle ;
  • Raoul Le Roux ;
  • Gilbert d'Exmes…

 
Source

  • Régine Pernoud, Aliénor d’Aquitaine, Paris, Albin Michel, 1966, ch. 8

.Un naufrage à proximité de la côte excite toujours la curiosité et des chercheurs sont encore allés récemment à la recherche du "trésor".
Mais :
Le navire et son trésor ont été renfloués !
Orderic Vitalis , il écrit dans son Histoire ecclésiastique :

"Quand les marins de la cote ouirent la nouvelle du désastre, il s’en furent en quête du navire naufragé qu’ils tirèrent au rivage avec tout le trésor du roi et on retrouva presque tout ce qui avait été en le navire, à l’exception des hommes".

A lire sur le blog de Daniel
  à l'adresse suivante : http://www.lalettreducotentin.com/index-1.html

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Les limites cantonales et communales

Publié le par Ph L

Les limites cantonales et communales

  La carte ci-dessous n'est pas une proposition de constitution de "communes nouvelles" mais la répartition des communes du Val de Saire dans 4 cantons (7 assemblées) en 1790, quand les communes ont remplacé les paroisses.
 cantons-1790-010  Les limites cantonales en 1790

Avant la Révolution Française une organisation existait autour des paroisses

L'article 2 du décret du 22 décembre 1789 prévoyait que chaque département devait être divisé en districts au nombre de 3 à 9.

Le 24 décembre 1789, les députés du département du Cotentin fixèrent à 7 le nombre des districts.

L'article 1 du décret du 22 décembre 1789 disait que chaque district sera partagé en divisions appelées cantons, d'environ quatre lieues carrées.. le décret du 16 août 1790 fit des cantons le ressort judiciaire des juges de paix. mais au début cette unité administrative fut destinée à servir seulement de circonscription électorale; l'assemblée primaire des citoyens actifs devait se réunir au chef-lieu pour nommer les électeurs chargés de désigner notamment les représentants à l'Assemblée nationale et les administrateurs de département et de district.

Selon le décret du 26 février 1790 le nombre des cantons fut d'abord de 63 (52 aujourd'hui).

 Communes-VAl-de-saire 

Les communes actuelles avec les limites des communautés de communes.

 Districts du département du Cotentin :

Cherbourg, Valognes, Carentan, Coutances, Avranches, Mortain.

 District de Cherbourg.

Canton de Saint-Pierre Eglise

- Première Assemblée (Assemblée à Saint Pierre Eglise)

----- Saint-Pierre Eglise, réthoville, Vrasville, Angoville, Cosqueville, Fermanville, Carneville, Théville.

- Seconde Assemblée (Assemblée à Clitourps)

----- Gatteville,Sainte-Geneviève,Canteloup, Clitourps, Varouville, Brillevast, Gourbesville, Néville, Tocqueville.

Canton de Digoville

- Première Assemblée (Assemblée à Digoville)

----- Digoville, Le Mesnil au Val, et Tourlaville.

- Seconde Assemblée (Assemblée à Gonneville)

----- Maupertus, Gonneville, Bretteville, Le Theil.

 District de Valognes

Canton de Quettehou

- Première Assemblée (Assemblée à Quettehou)

-----Quettehou, Morsalines, teurthéville-Bocage, Le Vast, Rideauville, Saint-Vaast.

-Seconde Assemblée (Assemblée à La Pernelle, transférée à Anneville-en-Saire)

----- La Pernelle, Valcanville, Montfarville, Barfleur, Anneville-en-Saire, Le Vast, réville.

Canton d'Englesqueville -Lestre

- Assemblée Unique (Assemblée à Englesqueville-en-Lestre)

----- Aumeville, Gréneville, Crasville, Videcosville Octeville-la-Venelle et Anglesqueville-Lestre, Tourville, Quinéville, Montaigu, Saint-germain de Tournebut, Saint Martin d'Audouville, Sainte Marie d'Audouville, Hautmoitiers, Vaudréville. 

 cassini-lestre-010

  Dans le département de la Manche :

1795 : 63 cantons

1801 : 48 cantons

1973 : 51 cantons

1982 : 52 cantons

 cassini-quettehou-010-2.jpg

 

Les anciennes communes de Rideauville et Saint-Vaast se sont réunies en 1793, et les communes de Grenneville et Crasville en 1818. Englesqueville-Lestre, Hautmoitiers et Tourville fusionnent en 1812 en une commune Lestre,une commune dans le canton actuel de Montebourg. 

 

 

Ci-contre l'église de Rideauville (ancienne paroisse et commune de saint-Vaast)

 
  Formationdepartement-010 Source pour rédiger cet article : "La formation du département de la Manche en 1789", parAlexandre Lebaindre et Michel Boivin. editions Eurocibles Marigny.

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Les limites des communes

Publié le par Ph L

Les limites des communes

  J'ai évoqué ici les regroupements de communautés de communes. La loi sur la réforme des collectivités territoriales prévoit aussi la formation de "communes nouvelles", fusion de communes existantes. J'ai des cartes provocatrices sur le sujet en réserve.

Avant de parler communes nouvelles, un exemple de délimitation de deux communes Valcanville et Sainte-Geneviève. La mise en place du cadastre a obligé à connaître des limites précises.

J'emprunte encore un article de Pierre-Yves Jolivet, article écrit pour le bulletin municipal de Valcanville.

Je prendrai plus tard un autre exemple entre Barfleur et Montfarville qui étaient allées jusqu'à la fusion ... 

panoramadepTronvil-020Depuis les hauteurs de Valcanville, vue vers Sainte-Geneviève
plan-limites-ValSteGen-010.gifLes limites actuelles et anciennes des deux communes

Anciennes limites communales (Valcanville - Sainte Geneviève)

 

Les limites du territoire communal n’ont pas toujours été celles que l’on connaît actuellement. Un important échange de parcelles a eu lieu en 1828 avec la commune de Sainte Geneviève. Car jusqu’au début du 19ème siècle, la limite entre les deux communes était d’une incroyable complexité.

 

Ainsi, lorsque que le cadastre dit napoléonien est réalisé, les représentants des différentes communes sont appelés à se retrouver sur le terrain pour fixer par écrit les limites communales.

 

Le 26 octobre 1827, le géomètre délimitateur du département de la Manche, accompagné du contrôleur des contributions directes se présente à la mairie. Avec Vigor Caillet, adjoint représentant le maire Henry Fontenillat, ils se rendent sur le terrain en présence des propriétaires des parcelles qui limitent le territoire communal, ainsi que les maires et adjoints des communes limitrophes, pour constater contradictoirement la démarcation du territoire de Valcanville. Les communes concernées sont Tocqueville, Sainte Geneviève, Anneville, Le Vicel, Le Vast,  Barfleur, Canteloup et Clitourps.   

 

La présence de Barfleur s‘explique par le fait qu’à cette époque, Montfarville et Barfleur ne formaient qu’une seule commune.

 

Le compte-rendu de bornage indique que « Les terrains dépendant de Ste Geneviève et de Valcanville sont tellement entremêlés qu’il serait impossible d’en décrire les limites d’une manière intelligible. D’ailleurs cela serait inutile puisqu’au terme des lois et règlements sur le cadastre cet état de chose ne peut être maintenu. Mais pour remplir le but des règlements nous avons parcouru les limites de chacune des portions de terrain qui se trouvent former des enclaves ou prolongement d’une commune sur l’autre. Nous avons décrit et figuré ces portions sur le croquis ci-joint [voir la carte] qui servira à constater la position respective de ces terrains, ainsi que leurs états civil et contributif anciens. »

 

Ainsi, certains terrains dépendant de Sainte Geneviève étaient-ils limitrophes de Clitourps ou du Vicel ou d'Anneville, commune qui n’avait par contre aucun contact, à l’époque, avec Valcanville. 

 

Afin de laisser aux communes le temps d’un plus mûr examen de la question, il est décidé de renvoyer la clôture du procès-verbal à la fin de l’opération de bornage dans le canton, en engageant les deux communes à s’entendre sur la limite qui devait leur paraître la plus convenable. Un accord fut atteint le 13 décembre 1827, qu’il fallait encore faire entériner par les deux conseils municipaux respectifs.  

 

Voici le texte de cet accord, qui fixe la nouvelle délimitation entre les communes de Sainte Geneviève et Valcanville : « Ayant de nouveau réuni les maires et indicateurs de Sainte Geneviève et Valcanville, le treize décembre dit an, les maires nous ont déclaré qu’ayant appelé et consulté plusieurs propriétaires et membres de leurs conseils municipaux respectifs et s’étant avec eux appliqués à la recherche d’une limite qui à la fois soit naturelle et puisse établir, autant que possible, la compensation, ils se sont de concert décidés à proposer l’établissement de la limite dont le détail suit :

  • partant du point où le chemin dit chasse Criminelle, qui forme la limite de Barfleur, aboutit au chemin ''de Barfleur au hameau des Mares'', la limite entre Valcanville et Sainte Geneviève sera formée par le chemin ''de Barfleur et Montfarville au hameau dit rue des Mares'' jusqu’à la rencontre du chemin dit ''voie des Saussayes ou chemin des Carrières au Martrier à Doncanville''
  • jusqu’à la voie dite des allées de la Mansoiserie, par cette voie jusqu’au chemin d’Anneville à Sainte Geneviève
  • par ce chemin jusqu’à la croix Devin, où se trouve le chemin de Barfleur au Vast
  • par ce dernier chemin jusqu’à celui dit de Montfarville à Tronville
  • par celui-ci passant au carrefour du Trépied, au carrefour du Pistolet, au carrefour du Hutrel et formant la limite jusqu’au carrefour dit des Perruques.
  • de ce point par le chemin dit voie du champ du Founet jusqu’au chemin dit de Petengate
  • par ce chemin jusqu’à celui dit chasse à Eau
  • par ce dernier chemin jusqu’à la rencontre de celui dit chasse du Douet Crevon
  • par ce dernier jusqu’à la voie dite de Marie Jaquet
  • par cette voie jusqu’au chemin de Tronville à Tocqueville
  • par ce chemin traversant la lande communale puis passant à son côté ouest et formant ainsi la limite entre Valcanville et Sainte Geneviève jusqu’à la rencontre de la limite de la commune de Tocqueville. »

 delibs-1828-030.jpg

Le registre municipal de Valcanville reprenant la délibération du 21 décembre 1828

 

 

Le 21 décembre 1828, le conseil municipal de Valcanville se réunit pour donner son avis sur l’avantage ou le désavantage qui peut résulter pour la commune du projet de rectification des limites avec Sainte Geneviève tel que proposé par les maires. La proposition fut adoptée par le conseil municipal, estimant « que le projet de la nouvelle délimitation est le résultat d’un sage examen des lieux, que rien ne parait devoir s’y opposer, que les cultes et l’administration y trouvent en même temps une facilité incontestable, qui devient même commune à chaque habitant atteint par cette mesure et que ce projet met jusqu’à l’évidence la reconnaissance des limites ».

 

La commune de Sainte Geneviève ayant également accepté cet accord, celui-ci fut entériné. Les plans cadastraux édités en 1829 ont alors inscrit sur le papier cette décision.

 

Sources : archives municipales de Valcanville et de Sainte Geneviève.

 Pierre-Yves JOLIVET

 

 delibs-1828-040.jpg

Le registre municipal de Valcanville reprenant la délibération du 21 décembre 1828

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1914-1918 1914-1919 1914-1920

Publié le par Ph L

Commémoration du 11 novembre 1918

commemoration1111-010
 " Célébrée tous les ans dans l'ensemble des communes de France, la journée nationale du 11 novembre, dénommée "Fête de la Victoire et de la Paix" par la loi du 24 octobre 1922, reste la plus emblématique des commémorations car elle symbolise par excellence le sacrifice, pour la France, de ses enfants". Hubert Falco
 commemoration1111-010

monument-040

Deux monuments aux morts, deux dates

commemoration1111-040commemoration1111-020.jpg  monument-010monument-030
 Barfleur  Tocqueville
 Guerre 1914-1918  Guerre 1914-1919

Je me suis livré à quelques recherches succintes

1914

28 juin

Assassinat de l'Archiduc d'Autriche à Sarajevo.

1914

28 juillet

L'Autriche déclare la guerre à la Serbie.

1914

31 juillet

Assassinat de Jean Jaurès.

1914

1er août

L'Allemagne déclare la guerre à la Russie qui s'est déclarée solidaire de la Serbie.

1914

3 août

L'Allemagne déclare la guerre à la France et à la Belgique. Commencement de la guerre mondiale : les Allemands envahissent la Belgique.

1914

4 août

Déclaration de guerre de la Grande-Bretagne à l'Allemagne

1914

5 août

Déclaration de guerre de l'Autriche à la Russie.

1914

6 août

Déclaration de guerre de la Serbie à l'Allemagne.

1914

11 août

Déclaration de guerre de la France à l'Autriche.

1914

13 août

Déclaration de guerre de la Grande-Bretagne à l'Autriche.

1914

23 août

Déclaration de guerre du Japon à l'Allemagne.

  

 

11 novembre 1918 armistice de Rethondes. (Forêt de Compiègne)

 

29 juin 1919, traité de Versailles, dit traité de Paix

  

10 septembre 1919, traité de Saint Germain en Laye, règle le sort de l'Autriche

 

4 juin 1920, traité du Trianon définit le sort de la Hongrie

 

27 novembre 1919, traité de Neuilly sanctionne la défaite Bulgare

 

11 avril 1920, traité de Sèvres, sanctionne la défaite Turque

 

"Tu iras honorer le soldat inconnu" le mot d'ordre des étudiants et lycéens du 11 nvembre 1940 demeure, par delà les générations, l'un des plus beaux commandements de notre République." Hubert Falco.

 

.

 

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