patrimoine
Brillevast : fouilles archéologiques (3), bracelets du néolithique .

Un atelier de bracelets en schiste du néolithique ancien
Et comme une récompense, la mise au jour sous les vestiges gallo-romains d’une aire de fabrication de bracelets en schiste datant du Néolithique ancien (environ 6000 ans av. J.-C.). Tout est là, intact. On y reconnaît des ébauches en plaquette de schistes grossièrement circulaires appelés préformes, des disques travaillés prêts à être perforés pour devenir des bracelets et enfin des bracelets fracturés lors de la finition. Les outils en silex taillés sont aussi restés sur place. C’est une découverte exceptionnelle car il s’agit du premier atelier de bracelets de cette période révélé dans le département de la Manche, le second pour la Normandie après celui d’Arçonnay dans l’Orne. Ces parures sont très utilisées au Néolithique, mais on ne les connaissait que par des découvertes isolées, dans de rares sépultures ou bien en rejet dans des habitats. On sait qu’ils ont été diffusés dans le Bessin et jusque dans la Plaine de Caen. Certains éléments auraient même atteints les alentours d’Evreux. La fouille de ces bracelets et leur étude ont été confiées à Nicolas FROMONT, spécialiste de la question.
Brillevast : fouilles archéologiques (2) villa gallo-romaine
Les vacances de Pâques 2009 ont été une nouvelle fois l’occasion pour les archéologues bénévoles de mener des sondages exploratoires. Après deux années consécutives sur l’agglomération antique de Montaigu-la-Brisette, l’équipe d’une quinzaine de personnes dirigée par Laurence JEANNE (GRAC), Caroline DUCLOS (GRAC) et Laurent PAEZ REZENDE (INRAP) s’est intéressée aux vestiges gallo-romains du « Douetty » à Brillevast.
. Depuis plus de trente ans des indices d’une occupation gallo-romaine ont été collectés par Madame Catherine DODEMAND. Déjà en 1986 quelques sondages avaient été menés par Frédéric SCUVEE et Yves LEBREQUIER et laissaient supposer la présence d’un atelier de tuilier.
Cette nouvelle intervention a concerné près de 4ha autour des découvertes de 1986 et a largement confirmer l’existence d’un habitat et d’un artisanat gallo-romain calés à la confluence du ruisseau du Couray et de la vallée de la Saire. Profitant d’un replat au pied d’un versant abrupt et ouvrant sur les plaines humides de la Saire, s’implante vers le milieu du Ier siècle de notre ère une villa dont la répartition des vestiges trahit au moins un espace résidentiel exposé plein sud et une cour à l’arrière. Le plan commence à se percevoir au travers des murs encore en place ou partiellement récupérés. La construction apparaît à la fois massive, en raison de la taille des blocs de quartz et de grès mis en œuvre, et soignée comme en témoigne la découverte d’un pavage de type opus incertum. Il s’agit d’un agencement aléatoire de petites plaquettes de roche, essentiellement des schistes présents naturellement aux alentours, dont les nuances de couleurs vont du gris clair au bleu presque noir en passant pas des tons bruns et verts. Ces premiers éléments indiquent des conditions de vie somme toutes « confortables » pour ne pas dire aisées. L’abondance des vases en céramique, notamment les poteries d’importation comme les sigillées ou les amphores, la présence de récipients en verre et l’emploi du verre à vitre en témoignent également.
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Fondations des murs d'une villa
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Elément du sol d'une villa
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Aux pieds de cette villa ont été dégagées des traces manifestes d’un artisanat tuilier. Un four servant à la cuisson de tuiles est en cours de dégagement dans l’angle sud-ouest de la résidence gallo-romaine. Il a été construit à l’aide de tegulae (tuiles plates à rebord) assemblées avec une sorte de torchis. Ce principe de construction rappelle le grand four repéré lors des sondages de 2007 dans le bois de Barnavast, sur la commune de Teurthéville-Bocage. Mais à Brillevast, seule la partie inférieure du four est conservée, celle où avaient lieu la combustion du bois. Les murs et les murets qui supportaient la sole où était disposées les tuiles à cuire sont entièrement vitrifiés, signes de la chaleur intense et des nombreuses cuissons réalisées. Un deuxième four est suspecté dans une tranchée à 50 m en contrebas et se présenterait également sous la forme d’un agencement de tuiles disposées à plat liées par un torchis. Difficile pour le moment d’estimer la capacité de production de ces fours qui ne sont pas entièrement dégagés. Mais la dispersion des fragments de tuiles jusqu’à plus de 200 m des fours illustrent bien l’impact de cet artisanat sur son environnement.
Brillevast : fouilles archéologiques (1), un site fréquenté
Des silex taillés (plusieurs époques)Depuis plus de trente ans une famille d'agriculteurs de Brillevast ramasse des objets divers et variés d'époques multiples et anciennes, comme le montre les deux photos.

Des haches en bronze
Informés par les soins de ces personnes des archéologues se sont intéressés au site et des fouilles ont eu lieu au printemps 2009.
Merci à Laurence (responsable des fouilles) pour son article que vous pourrez lire à partir de demain et juger de l'importance du lieu pour les chercheurs, avec une découverte exceptionnelle.
Halloween, aller - retour
Les traversées d’Halloween
Samedi la jeunesse va fêter Halloween (peut-être) : fête célébrée depuis de nombreuses années aux Etats-Unis, Grande Bretagne, les Pays Scandinaves. Des enfants parcourent les rues et vont frapper aux portes avec l’espoir de recevoir quelques friandises, comme le faisaient leurs parents pour Mardi-Gras.
La frayeur fait sans doute partie des sensations recherchées par les plus jeunes, les documentalistes pourraient je crois l’attester. Mais ce n’est pas là mon propos.
J’aimerais seulement que les quinquagénaires se souviennent et mêmes les plus jeunes. Les deux garçons qui figurent sur la photo doivent avoir aujourd’hui une quarantaine d’années. Ce qui signifie qu’il y a une trentaine d’années, ils fêtaient eux aussi Halloween à leur manière, sans connaître ce nom et en ignorant cette tradition qui se développait outre-Manche, avec la forme qu’on lui connaît.
Point de citrouille mais une betterave qu’on disposait à l’extérieur. Ce geste n’était pas très répandu mais il témoigne d’une pratique certainement très ancienne dans le Val de Saire et dans le Cotentin. Les photos ci-jointes datent des années 78-80
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Depuis 2002 la fête halloween a atteint son point culminant puis le ballon s’est dégonflé.
Des nouvelles de la tradition dans le Val de Saire.
J’ai appris que le phare de Gatteville était un endroit où elle se manifestait par la mise en place de bougies. (bonjour le vent)
Dans les années 1965/1975, à Brillevast, sur les fenêtres, les enfants disposaient des pommes de terre creusées dans lesquelles ils plaçaient une bougie.
Quelle est l’origine de cette tradition ? (Celte ?)
Dans d’autres régions de France, existait-il (existe-t-il encore) une tradition
similaire ?
(Adaptation d'un article que j'avais proposé à la publication à La Presse de la Manche, il y a quelques
années.)
C'est amusant de voir ton article car je racontais hier soir à mon petit fils que je creusais des betteraves pour mettre une bougie et avec mes amis nous les mettions sur la route du village à Jonville (Jonville, commune de Réville). Commentaire de Mamiso qui parle des anées 1947/1950 à propos d'un article paru sur Orange.
Echaudés
Echaudés
Je vous ai présenté des échaudés fabriqués en
Normandie
Si j'en juge d'après les statistiques, ces articles intéressent un certain nombre d'entre vous. Pour ma part je continue les recherches sur cette
patisserie.
Au cours d'une escapade, de passage dans l'Aveyron où il existe une tradition de l'échaudé volà ce que j'ai pu acheter sur une aire d'autoroute.
retrouver l'article
Ci-dessous une recette que j'ai
copiée dans un forum. Je n'ai pas pu répondre, si l'auteur arrivait à passer par ici, c'est avec plaisir que j'échangerais des informations.
Cette recette ne doit pas aboutir à la forme des échaudés photographiés.
bonjour,
je vous propose une recette très basique et ancienne des échaudés Aveyronnais tels qu'ils ont toujours été faits dans la famille (Aveyronnaise of course!!)
1 kg de farine type 55
40 g de graines d'anis
1 oeuf
10 g de sel
10 g de sucre
1/2 l d'eau
melangez la farine, le sel, le sucre et l'anis à sec puis incorporer l'oeuf et l'eau.
Obtenir une pâte à pain assez sèche en malaxant à la cuillere puis à la main (c'est dur mais çà le mérite!!!) (elle ne doit pas coller aux doigts mais rester un peu humide).
Laisser la pate reposer environ 1/2 heure pendant que vous mettez une grande quantité d'eau salée à bouillir (Comme pour les pates).
Etalez la pâte sur 6 à 8 mm d'épaisseur, découper des cercles de 10 cm de diamètre environ et les replier en triangle.
Si les bords ne collent pas utilser de l'eau sucrée.
Plonger les triangles dans l'eau bouillante et attendre qu'ils remontent. Lors de la plongée vérifier qu'ils ne collent pas au fond du récipiend.
Après la remontée, égouter rapidement et disposer sur une plaque de four sur du papier sulfurisé.
Cuire Th.7 environ 1/2 heure. Les biscuits doivent être bien dorés.
Plus vous les laissez au four plus ils s'aèrent mais la cuisson idéale reste un peu épaisse.
Vous pouvez les consommer frais mais froids (c'est le meilleur!), sachez aussi que ces biscuits étaient appréciés parcequ'ils
pouvaient se consommer complètements secs. Dans ce cas attention aux dents!!! Cassez les biscuits au marteau ou au casse noix avant de les consommer en les laissant longtemps en bouche avant de
mâcher!
Bon appetit avec un dessert ou un 4 heures simple, savoureux et sans (trop de) calories
Saint Vaast la Hougue : l'Ami Pierre, Bisquine de Barfleur,un grément

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Pendant la construction de l'Ami-Pierre (1995)
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L'Ami Pierre, bisquine de Barfleur, est ue réplique d'une unité ayant navigué. Vous aurez remarqué l'immatriculation ancienne LH pour Saint Vaast la Hougue et non pas CH (Cherbourg comme cela se pratique aujourd'hui)
Elle a été construite dans le cadre de l'atelier du Musée maritime de tatihou.
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Les barrières du Cotentin
Les barrières du Cotentin

Le caractère bocager a certes évolué, mais vers le plateau continental où se pratique l'élevage, il persiste. Les champs clos nécessitaient une entrée, cette entrée était close par une
barrière.
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Les barrières du Cotentin sont assez typiques, elles sont dites à écharpe

Il devient urgent de conserver la mémoire de ces
objets personnalisés par les artisans qui travaillaient sur mesure.
moulin Marie Ravenel
Marie Ravenel (1811-1893) : le moulin de Réthoville
Marie Ravenel poétesse (1811-1893). Ci-contre photo d'une stèle qui lui est dédiée et implantée à Fermanville
à l'entrée de la Vallée des Moulins.
moulin Marie Ravenel à Réthoville
L'arrière du moulin avec la retenue d'eau
liens
http://web.mac.com/davidmatelot/Moulin_Marie_Ravenel/Accueil.html
http://ww.etab.ac-caen.fr/eel.marie-ravenel.agneaux/qui_est_marie_ravenel.htm
Clic sur les images pour les agrandir et lire !!!! (si vous le souhaitez of course)
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Clic sur le texte pour l'agrandir
"Ma seconde vallée
C'est un pli verdoyant pris entre deux hauteurs
........"
En marge du moulin, retour sur la fête de la moisson du 23 août.
La bonnette
traditionnelle
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"Un
bonhomme"
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Le four à bois du
boulanger |
Des
visiteurs venus des iles de la Madeleine et de Saint Pierre et Miquelon
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