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patrimoine

Val de Saire : les potilles et chasses roues

Publié le par Ph L

Val de Saire : les potilles
Je vous ai déjà montré des barrières typiques du Cotentin. A chaque extrémité on trouvait des pierres. Leur rôle : accueillir les points de fixation ou de fermeture de ces barrières. Il existait différents types de fixation, les plus répandus et visibles aujourd'hui sont des gonds.

nullIci, iln'existe plus de barrière, les potilles sont restées en place. Et il serait difficile maintenant de faire emprunter cette ouverture à une charrette tant la différence de niveau avec celui de la route est grand.

   
  Différents exemples de potilles encore en place avec aucun rôle. A ne pas confondre bien sûr avec des pierres mégalithiques.  



nullVous l'aurez remarqué, au pied des potilles, une petite pierre, il s'agit d'un chasse roue. Son but écarter (éventuellement) la roue pour protéger le moyeu de celle-ci.
Ces chasse-roues, au pied des potilles dans les champs n'existent plus (j'ai eu de la chance d'en trouver encore une). Par contre ils sont encore courant dans les entrées ou sur les ponts, ou dans les angles des rues anciennes sans trottoir.



   

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Des pressoirs

Publié le par Ph L

 

 

Des pressoirs


 

 

 

 

 

 

 

La corde s'enroule sur la vis. Elle entraine le second rouet qui serre le mouton. 

   1 - mouton
   2 - maie
   4 - brebis
   7 - rouet
   8 - vis
   9 - jumelles
 11 - agneaux

Je voue une attention très particulière à la longue étreinte, je me propose aujourd'hui de tenter une explication en images (imparfaites) de son fonctionnemment 

 
 
 La photo ci-dessus représente le pressoir exposé au jardin public de Coutances. il est possible d'en voir d'autres au musée du cidre de Valognes (je recommande ), ou au musée de la ferme à Sainte Mère Eglise.   Une architecture caractérsitique des pressoirs avec "longue étreinte."



J'ai également vu de très beaux spécimens à Chateauneuf du Pape ou à Montaigu (route de Nantes à Montaigu). Que ce soit pour le vin, le cidre, voire l'huile d'olive les procédés étaient proches avec des matériels semblables.

Si vous disposez de photos de vieux pressoirs je suis preneur surtout s'ils sont en cours d'utilisation (pltb.613@orange.fr).

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La fabrication du cidre

Publié le par Ph L

La fabrication du cidre

 

Ramasser les pommes

"une corvée" familiale et entre amis"

 

Le Val de Saire a toujours produit des pommes et fabriqué du cidre. Il faut aussi reconnaître que la production  a fortement baissé depuis les années soixante. par conséquent les scènes que je montre en images ne sont plus très fréquentes. Il reste cependant des agriculteurs qui ont conservé des pommiers pour leur consommation personnelle. Pour trouver des producteurs de pommes il faut plutôt aller dans la région de Valognes, Bricquebec ou Saint Sauveur le Vicomte si l'on veut rester dans le Cotentin.

 

 

 

Dans le cas présent nous sommes chez des maraîchers. deux faits méritent d'être signalés :-
 des maraîchers récoltent d'une manière traditionnelle (à la main) et non d'une manière mécanisée.
- Le verger dans lequel se fait la récolte est récent et a été planté avec des variétés anciennes (
p'tit amer et renaud orthographe à revoir)

La première opération consiste à broyer les pommes. Ici le broyeur est entraîné par un moteur.


 Les pommes broyées sont disposées en couches d'environ 10 à 15 centimètres  
 La phase qui consiste à séparer les couches de pommes broyées  les unes des autres est la plus délicate. Ici le matériau utilisé est le chaume, appelé localement GLUI (prononcer GLU). Ce glui doit être disposé de telles sorte que les tiges se croisent. C'est l'aspect aussi le plus traditionnel.  Il est quelquefois remplacé par du roseau ou de la toile de jute.

Les pommes broyées disposées en 10 à 15 lits séparés par du chaume constituent le marc. Il est laissé tel pendant une nuit. Toute ménagère sait qu'une pomme coupée s'oxyde, brunit. C'est le but recherché (on dit faire marquer le marc) pour que le cidre prenne de la couleur


Les pommes broyées disposées en 10 à 15 lits séparés par du chaume constituent le marc. Il est laissé tel pendant une nuit. Toute ménagère sait qu'une pomme coupée s'oxyde, brunit. C'est le but recherché (on dit faire marquer le marc) pour que le cidre prenne de la couleur.

Quand le marc est habillé (pose des planches et des bloquets) il faut faire descendre le mouton, par un mouvement de va et vient avec la pièce de bois. Cela permet au "reitier" de touner sur la vis centrale. Il existe pour cela un jeu de deux clavettes qui disposées d'une certaine façon entraînent le "reitier"  toujours dans le même sens. Lorsque l'effort nécessaire devient plus important, le manche de bois est remplacé par une barre métallique et s'il le faut deux personnes le mettent en action. Le cliquetis particulier des clavettes renseigne sur le travail dans le pressoir

 
 

 

Le marc a été pressé, il est alors deshabillé puis taillé et remis en forme pour continuer à le presser.

Le jus coule bien coloré.

Ceux qui auraient la possibilité de trouver un tel jus je leur conseille de faire des crêpes en remplaçant le lait (en totalité ou partiellement) par ce jus. J'aime


Le jus après décantation sera mis en tonneau pour une nouvelle décantation. Très vite la fermentation va démarrer, d'autant plus qu'il fait doux (environ 10°C)..

Pour la fabrication du glui, se reporter à l'articledu mois d'août (un clic  sur le lien)

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"Le Tue Vaques"

Publié le par Ph L

nullLe Tue Vâques a fortement marqué les sexas et plus. Nombreux sont les signes de son existence, les bâtiments sont très reconnaisables à leur architecture telle la gare ci-dessus. Les gares, haltes, garde-barrières étaient nombreux.

Des bâtiments : gare de Saint Vaast (usine de mâts), Quettehou (écoles), Barfleur (près la poste), Cherbourg (gare routière) ......Tocqueville, Valcanville, Montfarville (maisons d'habitation).
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Clic sur ces deux images pour les agrandir

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Vaquelotte du Cotentin et du Val de Saire

Publié le par Ph L

Vaquelotte du Cotentin et du Val de Saire

Ce terme de VAQUELOTTE, que désigne-t-il ?

 

 


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Brillevast : fouilles archéologiques (3), bracelets du néolithique .

Publié le par Ph L

Une découverte exceptionnelle

Un atelier de bracelets en schiste du néolithique ancien

Et comme une récompense, la mise au jour sous les vestiges gallo-romains d’une aire de fabrication de bracelets en schiste datant du Néolithique ancien (environ 6000 ans av. J.-C.). Tout est là, intact. On y reconnaît des ébauches en plaquette de schistes grossièrement circulaires appelés préformes, des disques travaillés prêts à être perforés pour devenir des bracelets et enfin des bracelets fracturés lors de la finition. Les outils en silex taillés sont aussi restés sur place. C’est une découverte exceptionnelle car il s’agit du premier atelier de bracelets de cette période révélé dans le département de la Manche, le second pour la Normandie après celui d’Arçonnay dans l’Orne. Ces parures sont très utilisées au Néolithique, mais on ne les connaissait que par des découvertes isolées, dans de rares sépultures ou bien en rejet dans des habitats. On sait qu’ils ont été diffusés dans le Bessin et jusque dans la Plaine de Caen. Certains éléments auraient même atteints les alentours d’Evreux. La fouille de ces bracelets et leur étude ont été confiées à Nicolas FROMONT, spécialiste de la question.

 

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Brillevast : fouilles archéologiques (2) villa gallo-romaine

Publié le par Ph L

Fouilles archéologiques (2)
Les vacances de Pâques 2009 ont été une nouvelle fois l’occasion pour les archéologues bénévoles de mener des sondages exploratoires. Après deux années consécutives sur l’agglomération antique de Montaigu-la-Brisette, l’équipe d’une quinzaine de personnes dirigée par Laurence JEANNE (GRAC), Caroline DUCLOS (GRAC) et Laurent PAEZ REZENDE (INRAP) s’est intéressée aux vestiges gallo-romains du « Douetty » à Brillevast.

. Depuis plus de trente ans des indices d’une occupation gallo-romaine ont été collectés par Madame Catherine DODEMAND. Déjà en 1986 quelques sondages avaient été menés par Frédéric SCUVEE et Yves LEBREQUIER et laissaient supposer la présence d’un atelier de tuilier.

Cette nouvelle intervention a concerné près de 4ha autour des découvertes de 1986 et a largement confirmer l’existence d’un habitat et d’un artisanat gallo-romain calés à la confluence du ruisseau du Couray et de la vallée de la Saire. Profitant d’un replat au pied d’un versant abrupt et ouvrant sur les plaines humides de la Saire, s’implante vers le milieu du Ier siècle de notre ère une villa dont la répartition des vestiges trahit au moins un espace résidentiel exposé plein sud et une cour à l’arrière. Le plan commence à se percevoir au travers des murs encore en place ou partiellement récupérés. La construction apparaît à la fois massive, en raison de la taille des blocs de quartz et de grès mis en œuvre, et soignée comme en témoigne la découverte d’un pavage de type opus incertum. Il s’agit d’un agencement aléatoire de petites plaquettes de roche, essentiellement des schistes présents naturellement aux alentours, dont les nuances de couleurs vont du gris clair au bleu presque noir en passant pas des tons bruns et verts. Ces premiers éléments indiquent des conditions de vie somme toutes « confortables » pour ne pas dire aisées. L’abondance des vases en céramique, notamment les poteries d’importation comme les sigillées ou les amphores, la présence de récipients en verre et l’emploi du verre à vitre en témoignent également.


 
   
  Fondations des murs d'une villa   Elément du sol d'une villa

Aux pieds de cette villa ont été dégagées des traces manifestes d’un artisanat tuilier. Un four servant à la cuisson de tuiles est en cours de dégagement dans l’angle sud-ouest de la résidence gallo-romaine. Il a été construit à l’aide de tegulae (tuiles plates à rebord) assemblées avec une sorte de torchis. Ce principe de construction rappelle le grand four repéré lors des sondages de 2007 dans le bois de Barnavast, sur la commune de Teurthéville-Bocage. Mais à Brillevast, seule la partie inférieure du four est conservée, celle où avaient lieu la combustion du bois. Les murs et les murets qui supportaient la sole où était disposées les tuiles à cuire sont entièrement vitrifiés, signes de la chaleur intense et des nombreuses cuissons réalisées. Un deuxième four est suspecté dans une tranchée à 50 m en contrebas et se présenterait également sous la forme d’un agencement de tuiles disposées à plat liées par un torchis. Difficile pour le moment d’estimer la capacité de production de ces fours qui ne sont pas entièrement dégagés. Mais la dispersion des fragments de tuiles jusqu’à plus de 200 m des fours illustrent bien l’impact de cet artisanat sur son environnement.



Un ancien four de tuilier  
 L'empreinte d'un pied sur une tuile  

L’opulence relative de la villa est-elle liée à cet artisanat ? En l’état des recherches, les archéologues se demandent si la production de tuiles est destinée uniquement à la construction de la villa ou s’il s’agit d’une activité manufacturière tournée vers le commerce. D’ordinaire, et dans le cadre d’une production à grande échelle, ce genre d’activité est dissociée des lieux de vie en raison de la pollution qu’elle implique (fumées, odeurs, bruits, humidité…).

 

 

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Brillevast : fouilles archéologiques (1), un site fréquenté

Publié le par Ph L

Brillevast : fouilles archéologiques (1), un site fréquenté

Des silex taillés (plusieurs époques)
Depuis plus de trente ans une famille d'agriculteurs de Brillevast ramasse des objets divers et variés d'époques multiples et anciennes, comme le montre les deux photos.

 
Des haches en bronze

Informés par les soins de ces personnes des archéologues se sont intéressés au site et des fouilles ont eu lieu au printemps 2009.
Merci à Laurence (responsable des fouilles) pour son article que vous pourrez lire à partir de demain et juger de l'importance du lieu pour les chercheurs, avec une découverte exceptionnelle.

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Halloween, aller - retour

Publié le par Ph L

Les traversées d’Halloween


Samedi la jeunesse va fêter Halloween (peut-être) : fête célébrée depuis de nombreuses années aux Etats-Unis, Grande Bretagne, les Pays Scandinaves.  Des enfants parcourent les rues et vont frapper aux portes avec l’espoir de recevoir quelques friandises, comme le faisaient leurs parents pour Mardi-Gras.

La frayeur fait sans doute partie des sensations recherchées par les plus jeunes, les documentalistes pourraient je crois l’attester. Mais ce n’est pas là mon propos.

J’aimerais seulement que les quinquagénaires se souviennent et mêmes les plus jeunes. Les deux garçons qui figurent sur la photo doivent avoir aujourd’hui une quarantaine d’années. Ce qui signifie qu’il y a une trentaine d’années, ils fêtaient eux aussi Halloween à leur manière, sans connaître ce nom et en ignorant cette tradition qui se développait outre-Manche, avec la forme qu’on lui connaît.

Point de citrouille mais une betterave qu’on disposait à l’extérieur. Ce geste n’était pas très répandu mais il témoigne d’une pratique certainement très ancienne dans le Val de Saire et dans le Cotentin. Les photos ci-jointes datent des années 78-80

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nullDepuis 2002 la fête halloween a atteint son point culminant puis le ballon s’est dégonflé.

 

Des nouvelles de la tradition dans le Val de Saire.

J’ai appris que le phare de Gatteville était un endroit où elle se manifestait par la mise en place de bougies. (bonjour le vent)

Dans les années 1965/1975, à Brillevast, sur les fenêtres, les enfants disposaient des pommes de terre creusées dans lesquelles ils plaçaient une bougie.

 

Quelle est l’origine de cette tradition ? (Celte ?)

Dans d’autres régions de France, existait-il (existe-t-il encore) une tradition similaire ?
(Adaptation d'un article que j'avais proposé à la publication à La Presse de la Manche, il y a quelques années.)


C'est amusant de voir ton article car je racontais hier soir à mon petit fils que je creusais des betteraves pour mettre une bougie et avec mes amis nous les mettions sur la route du village à Jonville (Jonville, commune de Réville). Commentaire de Mamiso qui parle des anées 1947/1950 à propos d'un article paru sur Orange.

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Echaudés

Publié le par Ph L

Echaudés

Je vous ai présenté des échaudés fabriqués en Normandie
Si j'en juge d'après les statistiques, ces articles intéressent un certain nombre d'entre vous. Pour ma part je continue les recherches sur cette patisserie.
Au cours d'une escapade, de passage dans l'Aveyron où il existe une tradition de l'échaudé volà ce que j'ai pu acheter sur une aire d'autoroute.



retrouver l'article

Ci-dessous une recette que j'ai copiée dans un forum. Je n'ai pas pu répondre, si l'auteur arrivait à passer par ici, c'est avec plaisir que j'échangerais des informations.

Cette recette ne doit pas aboutir à la forme des échaudés photographiés.






bonjour,
je vous propose une recette très basique et ancienne des échaudés Aveyronnais tels qu'ils ont toujours été faits dans la famille (Aveyronnaise of course!!)
1 kg de farine type 55
40 g de graines d'anis
1 oeuf
10 g de sel
10 g de sucre
1/2 l d'eau

melangez la farine, le sel, le sucre et l'anis à sec puis incorporer l'oeuf et l'eau.
Obtenir une pâte à pain assez sèche en malaxant à la cuillere puis à la main (c'est dur mais çà le mérite!!!) (elle ne doit pas coller aux doigts mais rester un peu humide).
Laisser la pate reposer environ 1/2 heure pendant que vous mettez une grande quantité d'eau salée à bouillir (Comme pour les pates).
Etalez la pâte sur 6 à 8 mm d'épaisseur, découper des cercles de 10 cm de diamètre environ et les replier en triangle.
Si les bords ne collent pas utilser de l'eau sucrée.
Plonger les triangles dans l'eau bouillante et attendre qu'ils remontent. Lors de la plongée vérifier qu'ils ne collent pas au fond du récipiend.
Après la remontée, égouter rapidement et disposer sur une plaque de four sur du papier sulfurisé.
Cuire Th.7 environ 1/2 heure. Les biscuits doivent être bien dorés.
Plus vous les laissez au four plus ils s'aèrent mais la cuisson idéale reste un peu épaisse.
Vous pouvez les consommer frais mais froids (c'est le meilleur!), sachez aussi que ces biscuits étaient appréciés parcequ'ils
pouvaient se consommer complètements secs. Dans ce cas attention aux dents!!! Cassez les biscuits au marteau ou au casse noix avant de les consommer en les laissant longtemps en bouche avant de mâcher!
Bon appetit avec un dessert ou un 4 heures simple, savoureux et sans (trop de) calories

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