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patrimoine

Clochers (2) : tours avec flèche

Publié le par Ph L

Je poursuis aujourd'hui la découverte des clochers des différentes églises du Val de Saire

nullRéville
J'avoue m'interroger sur la présence des flèches surmontant les tours carrées. Si comme à Réville la flèche, sert d'amer, je suppose que ce n'est pas la raison première de sa construction.
Toujours à Réville, elle s'est effondrée le 27 décembre 1688, pendant les vêpres, ce qui prouve que l'existence est beaucoup plus ancienne que je ne le croyais. elle fut rétablie en 1695. Elle fut à nouveau décapitée en 1893 et restaurée la même année. La tour elle date du XIV ème siècle comme le choeur.

Teurthéville-Bocage   Carneville
   

 

 Mes amis de Réville me pardonneront j'espère. Mais j'ai supprimé la flèche. Pourquoi cette liberté ? Tout simplement pour imaginer l'édifice sans, comme le sont ceux de Barfleur et Sainte Geneviève alors qu'à une période plus ou moins lointaine ils en avaient une aussi, comme je le montre dans l'article aux clochers : tours.
  Anneville en Saire   Je me suis interrogé sur le classement du clocher d'Anneville en saire. Il semble bien qu'à la base il existe une tour carrée.

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Clochers (1) : tours

Publié le par Ph L

Clochers

Gatteville-Phare et ses deux clochers

J'entreprends de vous présenter les différents clochers avec une classification très personnelle.
Aujourd'hui des tours carrées, tours de défense ???

 Barfleur
Le dessin de 1750 atteste de la présence d'une flèche surmontant la tour.
 

Saint-Pierre-Eglise   Le clocher de Saint Pierre Eglise en cours de restauration et sur lequel veille l'abbé de Saint Pierre,
    Sainte-Geneviève
Comme le montre la photo ancienne, la tour était surmontée d'une flèche; Détruite par un orage, elle n'a pas était refaite pour des raisons financières.
  Néville   Rideauville (Saint Vaast la Hougue)


  Réthoville   Le sommet de la tour a été défiguré par les Allemands qui l'utilisaient comme tour de gué et y avaient installé une batterie antiaérienne.





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File la laine ....

Publié le par Ph L

file la laine


Fin des années 70, j'avais une voisine qui filait la laine.

 J'ai appris à filer pendant la guerre pour habiller les gens les soldats qui étaient au front. ma mère tricotait.
Je file pour moi, je fais des coussins, des tapis, toutes sortes de travaux.
je lave la laine et je file la laine brute. Et comme elle se filerait encoree le mieux, c'est en la filant sans laver, en suint, mais l'inconvénient c'est très sale.
le doigté doit régulariser la grosseur. Le plus difficile c'est de faire coïncider le pédalage avec le doigté de la laine. Il faut faire attention à ce qu'elle ne casse pas. pour qu'elle ne se casse pas il faut choisir une laine d'un naturel très long.
-quand vous cassez le fil de laine, que faites-vous ?
-C'est une technique qu'il vaut mieux voir. Il faut rebrancher et écarter le brin de laine.
 


http://pagesperso-orange.fr/olivier.druard/LaClefDesChants/Carnets/Chants/FileLaLaine.htm

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Bateaux à Clins : technique scandinave

Publié le par Ph L

Bateaux à clins
 Clins: une bordaille est dite "assemblée à clins" quand les planches qui la constituent se chevauchent de haut en bas sur un quart ou un tiers environ, à la manière des tuiles d'un toit. Cette technique, qui viendrait des peuples scandinaves, a touché principalement, sur les rivières, les bateaux de la Loire, certaines gabares de Charente, et les foncets de la basse Seine. On la trouve aussi sur de nombreux types de bateaux de mer.
Le mot a formé celui de "déglinguer" qui désigne l'opération consistant à disloquer un bateau assemblé à clins.
Etymologie : le norrois klink.


   
   
  "La nécessité d'emporter et de protéger cette charge entraîne une augmentation des dimensions des navires.... Or il devient difficile de structurer efficacement une coque haute et volumineuse bordée à clin. Les constructeurs anglais s'y sont essayés mais avec des procédés complexes qui ne présentaient plus les avantages du clin., sans avoir ceux du franc-bord; cette technique va donc être abandonnée pour les navires importants, vers le XVème siècle, au profit de la construction à franc-bord plus rigide.
Pour les petits bateaux le clin sera définitivement abandonné dans le Cotentin après la disparition du petit "clinquart" de Barfleur au milieu du XIXème siècle. le picoteux traditionnel, encore construit sur les côtes du Calvados, disparaît au profit du doris de construction plus simple, donc moins coûteuse. le Haute Normandie conservera plus longtemps la trace de son patrimoine viking: une des dernières caïques sera construite pour la plaisance vers 1964 à Fécamp par M. Léonce Benay."

Détail du portail de la cathédrale de Bayeux (XII/XIII èmes siècles).  
   Cathédrale de Montreale (Sicile) Mosaiques
Pour des informations complètes se reporter à l'ouvrage de Fançois Renaut ou aux conclusions du colloque international de la Hague consacré à l'héritage Maritime des Vikings en l'Europe de l'Ouest" (presses universitaires de Caen)

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Gratte moi le dos

Publié le par Ph L

Gratte moi le dos

null
Non je ne remets pas le couvert avec d'autres potilles ou pierres mégalithiques (comme les trois Princesses). Ces pierres de 1 à 2 mètres de haut sont des gratte-dos. elles sont placées dans les champs qui n'ont pas d'arbres, de pommiers. Les animmaux viennent s'y gratter le dos.
Les traces de piètinement aux abords attestent de l'utilité. Ces pierres demeurent encore très courantes dans la Hague (côté ouest de la Manche)


   


Des exemples de gratte-dos.

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Val de Saire : les potilles et chasses roues

Publié le par Ph L

Val de Saire : les potilles
Je vous ai déjà montré des barrières typiques du Cotentin. A chaque extrémité on trouvait des pierres. Leur rôle : accueillir les points de fixation ou de fermeture de ces barrières. Il existait différents types de fixation, les plus répandus et visibles aujourd'hui sont des gonds.

nullIci, iln'existe plus de barrière, les potilles sont restées en place. Et il serait difficile maintenant de faire emprunter cette ouverture à une charrette tant la différence de niveau avec celui de la route est grand.

   
  Différents exemples de potilles encore en place avec aucun rôle. A ne pas confondre bien sûr avec des pierres mégalithiques.  



nullVous l'aurez remarqué, au pied des potilles, une petite pierre, il s'agit d'un chasse roue. Son but écarter (éventuellement) la roue pour protéger le moyeu de celle-ci.
Ces chasse-roues, au pied des potilles dans les champs n'existent plus (j'ai eu de la chance d'en trouver encore une). Par contre ils sont encore courant dans les entrées ou sur les ponts, ou dans les angles des rues anciennes sans trottoir.



   

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Des pressoirs

Publié le par Ph L

 

 

Des pressoirs


 

 

 

 

 

 

 

La corde s'enroule sur la vis. Elle entraine le second rouet qui serre le mouton. 

   1 - mouton
   2 - maie
   4 - brebis
   7 - rouet
   8 - vis
   9 - jumelles
 11 - agneaux

Je voue une attention très particulière à la longue étreinte, je me propose aujourd'hui de tenter une explication en images (imparfaites) de son fonctionnemment 

 
 
 La photo ci-dessus représente le pressoir exposé au jardin public de Coutances. il est possible d'en voir d'autres au musée du cidre de Valognes (je recommande ), ou au musée de la ferme à Sainte Mère Eglise.   Une architecture caractérsitique des pressoirs avec "longue étreinte."



J'ai également vu de très beaux spécimens à Chateauneuf du Pape ou à Montaigu (route de Nantes à Montaigu). Que ce soit pour le vin, le cidre, voire l'huile d'olive les procédés étaient proches avec des matériels semblables.

Si vous disposez de photos de vieux pressoirs je suis preneur surtout s'ils sont en cours d'utilisation (pltb.613@orange.fr).

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La fabrication du cidre

Publié le par Ph L

La fabrication du cidre

 

Ramasser les pommes

"une corvée" familiale et entre amis"

 

Le Val de Saire a toujours produit des pommes et fabriqué du cidre. Il faut aussi reconnaître que la production  a fortement baissé depuis les années soixante. par conséquent les scènes que je montre en images ne sont plus très fréquentes. Il reste cependant des agriculteurs qui ont conservé des pommiers pour leur consommation personnelle. Pour trouver des producteurs de pommes il faut plutôt aller dans la région de Valognes, Bricquebec ou Saint Sauveur le Vicomte si l'on veut rester dans le Cotentin.

 

 

 

Dans le cas présent nous sommes chez des maraîchers. deux faits méritent d'être signalés :-
 des maraîchers récoltent d'une manière traditionnelle (à la main) et non d'une manière mécanisée.
- Le verger dans lequel se fait la récolte est récent et a été planté avec des variétés anciennes (
p'tit amer et renaud orthographe à revoir)

La première opération consiste à broyer les pommes. Ici le broyeur est entraîné par un moteur.


 Les pommes broyées sont disposées en couches d'environ 10 à 15 centimètres  
 La phase qui consiste à séparer les couches de pommes broyées  les unes des autres est la plus délicate. Ici le matériau utilisé est le chaume, appelé localement GLUI (prononcer GLU). Ce glui doit être disposé de telles sorte que les tiges se croisent. C'est l'aspect aussi le plus traditionnel.  Il est quelquefois remplacé par du roseau ou de la toile de jute.

Les pommes broyées disposées en 10 à 15 lits séparés par du chaume constituent le marc. Il est laissé tel pendant une nuit. Toute ménagère sait qu'une pomme coupée s'oxyde, brunit. C'est le but recherché (on dit faire marquer le marc) pour que le cidre prenne de la couleur


Les pommes broyées disposées en 10 à 15 lits séparés par du chaume constituent le marc. Il est laissé tel pendant une nuit. Toute ménagère sait qu'une pomme coupée s'oxyde, brunit. C'est le but recherché (on dit faire marquer le marc) pour que le cidre prenne de la couleur.

Quand le marc est habillé (pose des planches et des bloquets) il faut faire descendre le mouton, par un mouvement de va et vient avec la pièce de bois. Cela permet au "reitier" de touner sur la vis centrale. Il existe pour cela un jeu de deux clavettes qui disposées d'une certaine façon entraînent le "reitier"  toujours dans le même sens. Lorsque l'effort nécessaire devient plus important, le manche de bois est remplacé par une barre métallique et s'il le faut deux personnes le mettent en action. Le cliquetis particulier des clavettes renseigne sur le travail dans le pressoir

 
 

 

Le marc a été pressé, il est alors deshabillé puis taillé et remis en forme pour continuer à le presser.

Le jus coule bien coloré.

Ceux qui auraient la possibilité de trouver un tel jus je leur conseille de faire des crêpes en remplaçant le lait (en totalité ou partiellement) par ce jus. J'aime


Le jus après décantation sera mis en tonneau pour une nouvelle décantation. Très vite la fermentation va démarrer, d'autant plus qu'il fait doux (environ 10°C)..

Pour la fabrication du glui, se reporter à l'articledu mois d'août (un clic  sur le lien)

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"Le Tue Vaques"

Publié le par Ph L

nullLe Tue Vâques a fortement marqué les sexas et plus. Nombreux sont les signes de son existence, les bâtiments sont très reconnaisables à leur architecture telle la gare ci-dessus. Les gares, haltes, garde-barrières étaient nombreux.

Des bâtiments : gare de Saint Vaast (usine de mâts), Quettehou (écoles), Barfleur (près la poste), Cherbourg (gare routière) ......Tocqueville, Valcanville, Montfarville (maisons d'habitation).
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Clic sur ces deux images pour les agrandir

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Vaquelotte du Cotentin et du Val de Saire

Publié le par Ph L

Vaquelotte du Cotentin et du Val de Saire

Ce terme de VAQUELOTTE, que désigne-t-il ?

 

 


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