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patrimoine

La gâche, un pain traditionnel (maj 29/09/2010)

Publié le par Ph L

La gâche

 "Les termes de gâche et de garrot, qui désignent un assez grand nombre de produits évoquent la pétrissage et la pâte"

  gache-020-vast-galette

"Le terme gâche est très répandu dans la Manche, les Iles Anglo-Normandes et l'ouest de l'Orne; il n'est pas inconnu ailleurs. A Jersey et Guernesey, il désigne un gâteau courant, dans le nord de la Manche un petit pain ovale; dans le centre du même département un pain amendé rectangulaire ou une crêpe."

L'origine de gâche est le germanique "waskon "laver". Certes il y a une différence entre "laver" et "pétrir". Mais nous signalerons qu'en Normandie les verbes issus de cet étymon ont le sens plus précis d' "agiter vivement dans l'eau", d'où parfois celui d "agiter". Ainsi dit-on dans le Val de Saire : "wéchi du linge" pour agiter du linge dans le lavoir, en particulier pour le rincer; de même, quand les canards "s'wêchent", c'est qu'ils s'ébrouent. A partir de ces sens que présente le verbe, on peut considérer que le substantif gâche (dont la consonne a évolué comme en français, tandis que le verbe présente une forme dialectale normande) évoque le fait de remuer énergiquement la pâte dans le pétrin.

Extraits de"Mots et parlures de la Normandie, en long, en large et en travers" par René Lepelley (Editions ISOETE° 2010

gache-030-vast-pain

"La gâche ordinaire
Dans sa forme la plus simple, la gâche est une galette de pâte à pain, sans aucun amendement, qu'on fait à enfourne d'abord le pain, puis la gâche te le four est fermé. Quand on estime la gâche cuite, après une vingtaine de minutes, on ouvre le four pour la sortir. En même temps, la couleur du pain indique si la chaleur est bonne ou si elle est trop élevée; dans ce dernier cas, on laisse la porte ouverte quelque temps l'occasion d'une bouolaunge. une ou deux boules de pâte sont prélevées avant le façonnage des pains, aplaties en galettes d'environ 40X20 cm et de quelques centimètres d'épaisseur. On peut aussi prendre un pain levé et le couper en quatre pour en faire quatre gâches.
La gâche cuit rapidement à la goule du fouo, "à l"entrée du four". Le plus souvent, on l'y laisse pendant qu'on enfourne les pains. Elle reste ainsi dans le four une dizaine de minutes, et quand l'enfournage est terminé, on retire la gâche et on ferme la porte du four de façon étanche. Dans ce cas on obtient une galette assez molle, nettement moins cuite que le pain.
Selon d'autres témoignages, on enfourne d'abord le pain, puis la gâche et le four est fermé. Quand on estime la gâche cuite, après une vingtaine de minutes, on ouvre le four pour la sortir. En même temps, la couleur du pain indique si la chaleur est bonne ou si elle est trop élevée; dans ce dernier cas, on laisse la porte ouverte quelque temps avant de la refermer pour terminer la cuisson.
La gâche n'est pas faite pour être conservée. Elle se mange immédiatement : au repas du midi si on cuit le pain le matin, ou au repas du soir.
.................................
La gâche se mange chaude avec du beurre, ou froide avec du chirop ou de la confiture, ou encore trempée dans le cidre."

Extrait de "le viquet"N°78, Noël 1987, Numéro spécial consacré à la cuisine, Une enquête de l'Université du troisième Age de Saint-Lô. Numéro auquel j'ai contribué sur un autre sujet.

 gache-010-ba-pain 
Mes commentaires personnels.
Si la fabrication de la gâche se poursuit, les conditions de réalisation, ne sont plus les mêmes que lorsque le pain était préparé dans les fermes.

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Des fournées entières de gâches sont réalisées en particulier au Vast. Elles sont toujours réalisées en premier quand le four vient d'être chauffé. Le temps de cuisson reste relativement court.gache-sortie-30.jpg
Pendant vingt ans tous les matins à 7H30, j'allais cherché une gâche, puis deux quand les enfants ont grandi, que mon ami Gilbert, le boulanger, cuisait à mon intention avant tout autre cuisson. Il m'est arrivé de repartir avec une gâche pâle car la météo,  l'heure n'avaient pas permis au four de chauffer convenablement. Mais chaque jour le plaisir était renouvelé d'étaler une noix de beurre qui fondait aussitôt, et tremper le tout dans un grand bol de chocolat !!!!
Gilbert avait sa version à propos de la gâche. Il m'a expliqué que ce pain (autrefois) était fait avec le reste de pâte lorsque les pains étaient façonnés, il ne fallait pas gâcher.

gache-050-ba2-galetteLa gâche qui ressemble le plus à celle de Gilbert.
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 Les différentes photos représentent ce que vous recevrez si vous demandez aujourd'hui, une gâche dans une boulangerie. Chaque boulanger a en quelque sorte sa recette, sa façon de procéder, d'où les différents aspects.

je complèterai éventuellement en fonction de ce que je trouverai dans les boulangeries qui ne me sont pas familières.

je suis preneur de toutes autres images.

 

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gache-155-revilleGâche Réville 25 09 2010
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Les moulins dans le Val de saire (1)

Publié le par Ph L

Les moulins dans le Val de Saire (1)

 

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  Ancien moulin à Anneville en Saire

 

 esseulles-rouegde.jpg

  Dans le cadre de l'UIA, j'ai eu l'occasion d'assister à une conférence par Benoît Canu sur le thème des moulins.

Cela a réveillé une vieille curiosité aussi je souhaite vers le mois de juin consacrer des articles à ces moulins du Val de Saire qu'ils soient à eau ou à vent et voire plus dans le cadre d'une future journée des moulins.

Très vite aussi, je me suis rendu compte de la quantité de travail que cela représente, rien que sur la Saire ils étaient 52. Il faut ajouter ceux sur la Sinope et les affluents.

Quant aux moulins à vent ils sont vraisemblablement plus nombreux qu'il n'y paraît.

Aussi je lance un appel en direction des locaux pour leur demander s'ils disposent de documents  de bien vouloir m'en faire part.

 

 ptitmoulin-800534.jpg 

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  Carte établie par Marcel Roupsard et composée par Yves Lebresne montrant l'implantation des moulins sur la saire.

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Moulin de Crabec à Gatteville-Phare

 

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Des échaudés : garrot, cônet, cônu, cimenet

Publié le par Ph L

Le "cornu" ou "cimenet",
Cet échaudé était vendu à la foire de La Pernelle comme l'atteste cette carte postale (vers 1900) et à la foire de valcanville, je l'affirme sur la foi du témoignage de Napoléon J. qui fut mon voisin . Quand la production a-t-elle cessé ? Je n'ai aucun élément pour avancer une date.
Il était vraisemblablement vendu dans d'autres foires et marchés.
Il aurait été proposé dans les années 1950 sur le marché  de Saint Pierre Eglise
 
foire--cornusLe cônet
La fabrication et la vente de cet échaudé se pratique à Passais la Conception (Orne) pendant le mois de mai et plus particulièrement à l'Ascencion, période de pélerinages; mais aussi à l'occasion de fêtes comme le 15 août. je n'ai pu obtenir que peu de renseignements sur sa fabrication. une certitude il ne contient pas de beurre, mais localement il se déguste volontiers avec du beurre salé.


 

conet-seul-2
conets-tartines



Le garot
ou garrot
Le garot ressemble plutôt dans sa finition à un pain. Mais il s'agit bien d'un échaudé. Apparemment la réussite tient à la préparation du levain et à la manière de faire lever la pâte. je l'ai vu sur les foires de Lessay et Brix. En 2007 et 2008 il n'en était plus proposé à ma connaissance. Son origine serait aussi ancienne (remonterait aux gaulois ?). Il était embarqué sur les bateaux qui quittaient le port pour plusieurs jours. je vois là une confirmation d'une bonne conservation dans des conditions difficiles d'air marin.

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 garot-tartine

 

 


 
Le four traditionnnel
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A droite la bassine pour cuire dans l'eau bouillante et dans la cheminée, le four à bois.
La technique de fabrication de l'échaudé est très ancienne, elle remonterait au moins au Moyen-Age.
Cette patisserie faite à base de farine, d'eau, d'oeufs, peut selon les cas contenir du lait et/ou du beurre.
La pâte dans iun premier temps est plongée dans de l'eau bouillante dans laquelle elle s'enfonce. Lorsque le produit remonte à la surface, il est cuit. Il est alors plongé dans de l'eau froide, ce n'est que plus tard qu'il sera cuit au four.
Mon propos aujourd'hui concerne des échaudés traditionnels normands qui ne se fabriquent plus (cornu et garrot) ou qui risquent de disparaître. je les montre dans les articles ci-dessus. Je recherche tout renseignement concernant ces pâtisseries. lieux de fabrication, recettes, lieux de ventes, images. Des échaudés il en existe d'autres comme le craquelin de la vallée de la Rance ou l'échaudé dit "anis" de Carmaux. Si vous en connaissez d'autres je suis preneur merci à l'avance.

  Article repris en publication le 11 avril 2010

je fais une deuxième publication de cet article en illustration de celui d'aujourd'hui (avril 2010) consacré au nouveau livre de René Lepelley qui vient de paraître en librairie.

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Les cheminées traditionnelles du Val de Saire (1)

Publié le par Ph L

Les cheminées traditionnelles du Val de Saire. (1)

Cet article pour signaler un nouvel album consacré aux cheminées traditionnelles du Val de saire.
Dans un premier temps je vais m'intéresser à la partie extérieure.


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montfarville-cheminee-orangLa tradition orale attribue ces cheminées rondes à l'époque anglaise.

L'album évoluera au fur et à mesure des prises de vue.

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Les barrières du Cotentin (2)

Publié le par Ph L

Les barrières du Cotentin

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Je reviens sur ce "mobilier"des champs, en effet retournant dans mon grenier j'ai retrouvé des clichés des années 1980 de ces barrières, hélas disparues aujourd'hui.Par ailleurs je n'ai jamais cessé de les photographier et j'ai trouvé "un filon" que je n'avais pas encore exploité.
Alors un article aujourd'hui pour vous inviter à consulter l'album " barrières" du Cotentin que je m'efforcerai de remettre à jour au fur et à mesure de mes découvertes dans le grenier ou sur le terrain.

crasville-barriere-015-NBcadree
2010-fevrier-010

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Coiffes traditionnelles

Publié le par Ph L

Coiffes traditionnelles

Encore dans les années soixante, des femmes portaient des bonnettes, mais quelques années avant certaines portées des coiffes de dentelle caractérsitiques d'une région. On peut en voir quand des groupes folkloriques se produisent.
Le jour de la Grand'Saint Pierre (premier week-end d'août) Madame le maire de Saint Pierre Eglise revêt le costume traditionnel et porte une authentique coiffe du Val de Saire
 
coiffe-spe-010     Coiffe de Saint Pierre Eglise    

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Cette bonnette devait être portée par une veuve. 

coiffe-foire_vicel_cochons-.jpg
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  coiffe-spe-100

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Fouilles archéologiques : Hougue

Publié le par Ph L

Fouilles archéologiques : Hougue

Le site moustérien de Saint-Vaast-la-Hougue (Manche), fouillé par Gérard Fosse au début des années 1980, a fourni une trentaine de structures de combustion.



fouille-art.jpg Pierre recueillie au cours d'une des fouilles.
Première manifestation de l'art primitif ?

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Clochers du Val de Saire (6)

Publié le par Ph L

Clochers du Val de Saire (6)

J'ai eu l'occasion de vous présenter une série de cinq articles consacrés au clochers du Val de Saire (liens ci-dessous), je viens de les compléter en ajoutant les photos de ceux qui ne figuraient pas encore. L'album photo regroupe l'ensemble avec un classement alphabétique.


Deux exemples , Bretteville en Saire et Maupertus sur Mer

Bretteville-010 Maupertus-010

 Tours avec bâtière
Bâtière
Tours avec flèche
particuliers
Tours carrées


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Clochers (5) : tours avec bâtiere

Publié le par Ph L

null Morsalines
Ce clocher en forme de donjon, sans flèche mais avec toit en bâtière daterait du XI ou XIIème siècle.
 
  Quettehou   qettehou-020.jpg
  La construction de cette tour s'est effectuée entre 1485 et 1498. Elle permet une observation sur les côtes du Calvados. Elle est surmontée d'une petite bâtière.  
Avec cette quatrième séquence consacrée aux clochers du Val de Saire je termine provisoirement cette présentation. Je compléterai dès que j'aurai  pris les clichés, vous serez avertis.

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Clochers (4) : batière

Publié le par Ph L

brillevast-010
Brillevast

Gonneville-010Gonneville  Letheil-010Le Theil
 Maupertus-010Maupertus  Varouville-010Varouville

Montfarville   Montfarville
 Le Vicel  Le Vicel
 Le Vicel  Le sonneur du Vicel
 Videcosville   Clocher à bâtière, dont le toit est « simple », à deux pentes. C'est une forme adoptée le plus souvent pour des églises rurales, mais aussi de nombreuses églises modernes (XXe siècle).
Octeville l'Avenel  Octeville l'Avenel
  Valcanville  La Pernelle
  Grenneville (Crasville)  Crasville
 
Fermanville
  Gatteville-Phare
Aumeville-Lestre  Aumeville-Lestre

Canteloup : clocher-porche   clitourps-020
Clitourps
 brillevast-020
Brillevast
 theville-010
Théville

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