Découverte du Val de saire (Manche), photos,actualité, évènements, communes, activités. Partagez avec moi le plaisir de decouvrir et apprécier ce coin de la
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Je viens de retrouver le brouillon d'un article destiné à la Presse de la Manche, datant vraisemblablement de 1985. Je ne me souviens plus s'il a été publié.
Je le reprends ici dans son intégralité. Il s'agit de présenter un livre d'où la préface de René Lepelley.
Aujourd'hui à partir des exemples pris j'attends vos réactions et propositions
Cet ouvrage présente les divers noms utilisés dans cette région pour désigner les multiples espèces marines que l’on y rencontre. Chaque terme est localisé et son origine est expliquée. Le collectage de ces termes et les dessins ont été réalisés par des étudiants de l’Université inter-âges de Basse-Normandie (antennes de Cherbourg et de Granville). L’intérêt de l’ouvrage réside surtout dans la multiplicité des appellations utilisées, et dans le fait qu’un même nom peut ne pas représenter partout la même espèce. Ainsi une coquille Saint-Jacques sera appelée gofiche à Granville et goufique ou goufigue dans la Hague, mais dans le Val-de-Saire, elle portera le nom de cilieuxsans que, pour autant, le mot gofiche y soit inconnu. Il désigne alors, non plus un mollusque bivalve, mais un gastéropode : l’ormeau. Dans le domaine des poissons, qu’est-ce qu’une biche, un ha, un caban, une gode, un vra, un touin ? Et, parmi les oiseaux, un grison n’est pas encore une mauve. Cet ouvrage permettra au pêcheur amateur et au touriste, comme au linguiste, amateur ou spécialiste, de répondre à ces questions et à bien d’autres
René Lepelley.
Gofique, goufique
Le centre de publications de l'Université de Caen et les éditions Charles Corlet présentent un ouvrage particulièrement intéressant qui s'intitule "Vocabulaire des côtes du département de la Manche"
Cet ouvrage de 170 pages représente un énorme travail e collectage sur tout ce qui a trait à la mer : coquillages, poissons, oiseaux, algues. cette recherche a été effectuée par des membres de l'Université du 3è âge de Basse-Normandie dans les antennes de Cherbourg et Granville.
De très nombreuses illustrations sous forme de planches accompagnent le texte, elles ont été réalisées par Charles Fontanel, Paulette Herbert, Lucienne Lecourtois, Thérèse Orange.
Francis Bénard professeur de biologie à l'Université de Caen a assuré son concours au collectage.
René Lepelley professeur de linguistique, directeur du centre d'études normandes à l'Université de Caen a pour sa part procédé aux recherches étymologiques, assuré la présentation, la mise en page et la rédaction.
la grande qualité de cet ouvrage est d'inventorié huit cents dénominations locales de plus de deux cents espèces marines.
Pour chaque sujet étudié il est proposé le nom français et les différents noms locaux avec une tentative d'explication, quand c'est possible, sur les origines. Quelques fois l'étymologie ne fait pas de doute, d'autrefois il s'agit d'hypothèses. des termes comme "PITU" (région de Barfleur) pour désigner un ver, l'arénicole, sont restés sans explication.
L'ensemble doit être considéré comme une mise en évidence de la richesse des parlers locaux (souvent plus expressifs que le français lui même). Il ressort que les noms ont souvent été donnés par comparaison à des "objets", des "sujets" connus. Les images sont souvent très fortes, on pourrait résumer par "dis-moi où tu regardes et je te dirai de quelle région tu es originaire".
Dessus ou dessous
Calicôco (forme en spirale de la coquille du buccin). On a retenu l'aspect extérieur
U-de-brebis (= œil de brebis) allusion à la forme de l'aspect de la patelle dans sa coquille.
Cillleux, dérivé de cil,le bord de la coquille est garni de petites tentacules sensoriels qui évoquent des cils. C'est donc le fait d'observation de la coquille saint-Jacques dans son élément.
Ranbavoux ici on abandonne la forme pour faire allusion au mucus que secrète ce coquillage.
Un sujet est désigné par plusieurs noms:
Pieuvre, poulpe, havetauque, minâ, minard, pûvre, satrouille, satroule. Le nom officiel français a été introduit par Victor Hugo dans "les travailleurs de la mer". Il a utilisé un mot du vocabulaire de Guernesey. ce terme a remplacé dans le dictionnaire poulpe.
Mançot, manche à couteau, à couté, manche dde couteau, de couté, manchot, manchotte désignent le couteau.
On peut remarquer que les termes régionaux sont plus évocateurs que le Français.
Un nom désigne plusieurs sujets.
Nous sommes dans la situation la plus délicate, source de querelles de clocher, chacun pensant avoir raison alors que le voisin a tort.
Une gofiche et ses diverses formes (cofiche, cottefiche, gofiche, godefiche, goufique, goufigue) dans le nord de la Manche est un ormeau. dans la baie du Mont Saint-Michel, à Granville, à Agon cofiche ou gofiche désigne une coquille saint Jacques. C'est là un exemple typique.
il faudrait aussi se méfier du mot van (il rappelle le van utilisé pour séparer le grain de blé ou de sarrazin des autres produits du battage). Il a donné vanne, vanneau et désigne une coquille saint Jacques, un(e) mactre glauque, une palourde, un peigne operculé.
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Pour désigner les sujets, on retient ce qui frappe, parmi les animaux qui sautent, la chèvre, la chevrette d'où crevette et si on met au masculin on obtient bouc d'où le bouquet, l'image se maintient avec sauticot.
Du patois
Il n'est pas facile de dire que tous les termes sont du patois, mais pour certains cela ne fait pas de doute:
curé devient tchuré (poisson) et congre se transforme en angulle. Nous sommes là en présence de français régional, sous forme patoise, dans le domaine culturel, traditionnel, linguistique.
Des jeux de mots
Il est intéressant de suivre des évolutions de noms : vieile puis vieillotte ensuite demoiselle puis MQuels autres noms pour le bar ?adeleine. Il ne faut pas en conclure que toutes les madeleine sont vieilles et sont restées demoiselles. Il y a cependant des rapprochements étranges (en dehors de toutes statistiques).
L'escapade que je propose aujourd'hui nous mène essentiellement dans la région de Saint-Pierre Eglise : Bretteville en Saire, Cosqueville, Saint Pierre Eglise.
Les mégalithes se trouvent assez facilement, à ne pas confondre avec les potilles qui servaient à fixer les barrières des champs quand il y avait des haies.
Nous sommes bien en Normandie et non en Bretagne à Carnac. Trois menhirs sont répéretoriés et sont désignés par l'expression les Trois Princesses. La région de Saint Pierre Eglise (50330) po...
Bretteville en saire : l'allée couverte L'allée couverte est une sépulture formée d'une chambre couloir avec une entrée dans l'axe de la chambre. Ici il s'agit d'une sépulture avec entrée la...
L'église de Rideauville se découvre du haut de La Pernelle, ensuite il ne faut pas craindre les petites routes étroites.
Rideauville était une paroisse distincte de Saint Vaast avant d'y être rattachée.
Paul-José Gosselin a utilisé cet édifice à plusieurs reprises comme lieu d'exposition sur des thèmes consacrés à Vauban, aux marins célèbres et à Hildegarde de Bingen.
Rideauville : exposition par Paul-josé Gosselin Paul-José GOSSELIN investit l'église de Rideauville pour la quatrième fois. "Paul-José le Mystère de la force créatrice" selon les propos de ...
Nom donné, dans le département de la Manche, aux barrières par lesquelles les pièces de terre sont closes"
Cherchant l'affichage en vue des prochaines élections municipales j'ai fait chou blanc plusieurs fois mais j'ai découvert deux cimetières dont l'entrée est marquée par des échaliers (de échelle) ou bien écamets dans la région de Montebourg.
J'ai déjà évoqué ici ma participation au cours de normand organisé dans le cadre de l'université inter-âges. Eric MARIE le professeur est aussi rédacteur en chef d'une revue "Le Viquet, Par...
Les échaliers, les écamets, écamés. Les échaliers, je leur ai déjà consacré une publication en mai 2011. En voici une autre dans laquelle je montre d'autres échaliers que je dénommerai "...
Tocqueville : restauration d'un tableau du XVIIème
la municipalité et l'association de sauvegarde de l'église ont tenu par leur présence montrer l'intérêt de sauvegarder le patrimoine et de le restaurer.
Un tableau classé a fait son retour dans l'église après 18 mois d'absence
Le tableau du XVIIe siècle, mais dont l’auteur reste inconnu, est inspiré d’une gravure du XVIe de Egbert van Panderen, d’après Pieter de Jode(I), c. 1590-1637. (dimensions : hauteur 301mm × largeur 205mm)
madame Archimbaud restauratrice
De nombreuses opérations étaient nécessaires, depuis le nettoyage, en passant par la consolidation des zônes déchirées, le comblement des manques, les retouches, la fixation sur un châssis, un vernis de protection et le replacement dans son cadre d’origine, lequel était en cours de restauration dans un autre atelier.
Agnès Archimbaud explique son travail sur cette toile au format rectangulaire.
Une première phase de travaux entre 2008 et 2016 a permis de refaire les enduits, la mise hors d'eau et les vitraux.
Depuis 2017 une seconde phase en cours concerne l'éclairage, la statue extérieure, le tableau du supplice d'Abraham, le grand maître autel et l'assainissement extérieur.
Si la commune est maître d'ouvrage les partenariats sont nécessaires dont le conseil départemental, la DRAC, l'association, la fondation du Patrimoine.
Je me suis déplacé dans la région du parc des marais du Bessin et du Cotentin pour voir fonctionner un type de pressoir que j'ai appelé "pressoir à lie). type de pressoir entre le ponceux (XVIIIème) et le pressoir à vis centrale et clavettes (début XXème).
Les différentes étapes puis une note sur les unités de mesure.
Première étape, le broyage des pommes
Broyeur classique de type "Simon" entraîné par un moteur électrique.
Les pommes broyées sont disposées sur la maie, l'émai ou encore table. Ces pommes broyées forment des lits d'une douzaine de centimètres de hauteur.
Les différents lits de pommes sont séparés par des couches de roseaux croisées. Cela assure la stabilité du montage quand on va presser.
remarque : dans le val de Saire on utilise du glui (paille). le roseau peut être réutilisé, le glui non.
Le marc en général est formé d'une douzaine de lits, ici huit car c'était la dernière pilaison (reste de pommes)
Très vite du jus s'écoule par lé béot ou bérot.
Les lits de pommes broyées sont disposés sur la maie (7). un cadre (6) guide pour la mise en place des lits.
Le rouet (1) tourne sur une vis centrale (5) et dans sa descente entraîne le mouton (4).
le rouet (1) est entraîné par une lie (2) reliée au cabestan (3).Avec une barre ont fait tourner le cabestan autour duquel s'enroule la lie et fait donc tourner le rouet.
Le marc posé sur la maie, il faut l'habiller, d'abord des planches puis les ablocks (10) sur lesquels on fait descendre le mouton.
Il faut ensuite presser. En tournant le cabestan la lie s'enroule et entraîne le rouet qui descent le long de la vis centrale accompagnant le mouton.
Pour faire pivoter le cabestan on dispose de deux barres une courte et une longue.
Merci à Nono (et madame), Alain et Isabelle pour leur accueil
Lessay, Brix, Gavray … figurent dans la liste des foires dites millénaires. La foire de Valcanville s'est arrêtée dans le début des années 1970.
je viens de faire l'acquisition d'une carte postale ancienne (édition Brochard) que je ne connaissais pas, mais avec des personnages figurant sur une autre publiée ici à plusieurs reprises.
Valcanville : Foire Saint Firmin 25 septembre Pour nous gosses, la Saint Firmin c'était la fête, cela commencait très tôt le matin par l'observation du défilé des animaux qui venaient à pied...
Découverte du Val de saire (Manche), photos,actualité, évènements, communes, activités. Partagez avec moi le plaisir de decouvrir et apprécier ce coin de la MANCHE nord-est.