Quand j'ai vu cette affiche annonçant un des articles de la Presse de la Manche, j'ai eu une grimace qui traduisait
une certaine colère contre ce titre accrocheur.
La fermeture de la boulangerie, dernier commerce d'Aumeville justifie le déplacement d'un journaliste de Cherbourg.
pourquoi n'est-il pas venu quand cela s'est produit, cela constituait une vraie actualité il y a quelques mois, la proximité des élections municipales constituerait-elle la vraie
motivation ?
Avant de poursuivre je précise que la fermeture d'un commerce dans un bourg constitue un fait regrettable, mais
n'est-ce pas le mode de fonctionnement des habitants qui est en cause, n'est-ce pas notre façon de fonctionner à nous tous qu'il faut incriminer. Combien sommes nous à privilégier le petit
commerce local et/ou les marchés avec les producteurs locaux ?
Avec la disparition d'un commerce, certes de l'animation, de l'activité disparaît, mais i on regarde bien les nombres
d'habiitants on constate qu'entre 1999 et 2014, ils sont restés stables à 139 avec un pic en 2011 à 145, soit une variation de 5 (3,6%). Ce n'est pas significatif car cela ne peut concerner
qu'une famille.
J'ai examiné un autre aspect des choses, les bases des taxes d'habitation et du foncier bâti.
Entre 2009 et 2013 les bases (je n'ai pas dit les taux) de la taxe d'habitation ont augmenté
de 5,8% en tenabt compte et excluant une progression annuelle d'environ 2% , .
Toujours entre 2009 et 2013 les bases du foncier bâti, ont augmenté de près de 10% en tenant
compte et excluant la progression annuelle de 2%,
Qu'est-ce qui peut justifier une progression des bases, sinon des constructions nouvelles ou des revalorisations
suite à des restaurations. On peut alors supposer que de nouvelles installations existent, ce n'est donc pas là "une commune qui se meurt"
Certes on va me répliquer que la commune devient "commune dortoir", j'accepterais, si on me démontre que l'activité
associative a complétement disparu
J'ai déjà eu l'occasion d'évoquer cette tradition oubliée et perdue "Couline vâulot", voir le lien ci-dessous. Le samedi d'avant l'épiphanie, on célébrait le feu, la lumière, comme les Celtes au moment du solstice d'hiver (il n'est pas si loin le 21 décembre.
La lecture du mémoire de maîtrise de Martine Le Goupil (une Valcanvillaise) m'incite à revenir sur le sujet. En effet Martine cite, parmi beaucoup d'autres, un texte de Charles Lepeley, en normand sur le sujet.
Selon un témoignage recueilli hier à Montfarville, cette pratique se serait "éteinte " en 1939 (à Gatteville). Je précise tout de suite que Charles Lepeley a été contesté sur l'orthographe de "Coulaine vaut l'eau", en particulier par Fernand Lechanteur un "normaniste" qui fait référence en matière de langue normande. Vous trouverez une explication de "coulaine", "coulène" couline" plus loin dans cette publication. cela ne remet pas en cause son témoignange sur les faits eux -mêmes
Coulènen f : torche de glui dont on se servait pour s’éclairer la nuit dans les mauvais chemins ou pour chasser au bouolo ; (H – V-d-S). On s’en sert également pour brûler les soies d’un porc que l’on vient de tuer. Faire coulène-vâolot : sorte de procession populaire qui avait lieu autrefois à l’occasion de la fête des Rois avec ce type de torche ; (V-d-S).
Brandon : coulène n.f Torche de paille enflammée utilisée aux Rois, à la Saint-Jean, et aussi pour finir de brûler le cochon.
Coulène : n.f. a) Torche de glui. V boussoun. Torche de paille enflammée. On s’en sert pour brûler les soies d’un porc que l’on vient de tuer « amprès fallait brûlaer le cochoun y avait pour cha des coulènes de gllu. (P. Guéroult) b) Plante de haricots effeuillée et séchée que l’on pend en poignée par paire. V gllane. C) Gerbe de seigle court ou long, obtenue par secouage. D) Echarde.
Coulène-vaôlot : n.f. Torche de paille enflammée au feu de la Saint-Jean. V. coulène.
Couline : n.f.Torche de paille enflammée. On s’en sert pour brûler les soies d’un porc que l’on vient de tuer ; elle servait jadis à s’éclairer la nuit ou pour la cache au bouolo. V. coulène
Vaule : n.f. Gaule à pommes. (Pays d’Auge)
Le texte de Charles Lepeley
Si tout marche bien en cliquant ICI vous devriez entendre la lecture du post-scriptum
Un autre texte de Charles Birette, originaire de Montfarville, confrère de Charles Lepelley, précise ce que l'on doit retenir de vieille tradition. Et son texte est en français. ! (Extrait de "Dialecte et Légendes du Val de Saire. réédition de 1999 Philippe Le Lanchon.
Depuis le 12 mars 2013, nous contemplons cette oeuvre "Beach'Art". Quel sort va lui réserver la marée de vive eau en cours.
Tiendra-t-elle jusqu'à la marée du siècle de mars 2015.
Le canton de Quettehou perd 80 habitants entre 2013 et 2014 (-0,87%)
Le canton de Saint Pierre Eglise perd 75 habitants (-0,87%)
La communauté de communes de la Saire perd 19 habitants (-0,58%)
Source INSEE
Globalement ce sont les communes littorales, à caractère maritime qui voient leur population diminuer
(Barfleur faisant exception). Faut-il y voir déjà un effet de la loi littorale ?
Les six communes de plus de 1 000 habitants représentent environ 50% de la population
totale.
Répartition des communes
Manche
Basse
Normandie
France
métropolitaine
Tranche de taille des communes
en nombre
en %
en %
en %
Moins de 200 habitants
144
24,0
30,4
27,0
De 200 à 499 habitants
225
37,4
36,5
29,0
De 500 à 999 habitants
137
22,8
18,1
18,9
De 1000 à 1999 habitants
53
8,8
8,8
11,9
De 2000 à 4999 habitants
31
5,2
4,5
8,0
De 5000 à 9999 habitants
6
1,0
0,8
2,8
10 000 habitants et plus
5
0,8
0,8
2,4
Total
601
100
100
100
Source INSEE
Source INSEE, répartition selon les nombres de 2013. Lire dans
le sens horaire
Côté mer, l'automne a plutôt été agité avec des vents et de la houle. Sur la plage cela s'est manifesté par des
apports d'algues, mais aussi de graviers de tailles variables.
Au niveau de la station d'observation, les mouvements de sable se poursuivent, la preuve avec deux photos prises
à 15 jours d'intervalles.
Côté mer, le sable a remonté de 43 centimètres masquant un rocher.
Côté terre la montée est un peu plus faible, seulement 27 centimètres.
photo du jour 31/12/2013, le coefficient de marée croît, le sable se déplace :
- 9 cm côté mer et +11 côté terre
et toujours des traces de pas,... des agents du quai d'Orsay.
Sur la plage, les traces se sont multippliées, en prévision des bonnes résolutions de début d'année. Aurais-je éviter
une sorcière volant à rase motte sur son balai sauteur ?
Des travaux dans les communes, d'aucuns diront, "on voit que les
élections approchent". Contrairement à ce que l'on pourrait imaginer, la dernière année d'un mandat municipal, comme la première n'est pas propice à la réalisation de travaux importants,
les premières à le regretter sont les entreprises de travaux publics. Ce que je souhaite relever c'est le temps utile pour mener à son terme un projet municipal à son terme. Entre la
conception et la réception des travaux au moins trois années se seront écoulées : études de réalisation (avec si besoin enquête publique), choix d'un maître d'oeuvre, recherche de
subventions et finalisation d'un plan de financement, mise en concurrence via les appels d'offres et marchés, et enfin la réalisation.
Des élections en mars, un budget quelquefois établi par " les anciens élus" ne permettent pa sde lancer de grands
projets la première année, ajoutez trois ans et nous arrivons à la quatrième année de mandat.
Ajoutons que les financements se font sur les excédents de fonctionnement et sur plusieurs exercices... voilà le
temps qui passe. Avec en plus un éventuel bémol si le conseil qui précède à contracté des emprunts...
photos : l'entrée de la place Sainte Catherine et la place de la
poste à Barfleur..
Il ne faut voir dans les images que l'ilustartion de mes
propos et en aucune manière une appréciation ou un avis par rapport à la campagne électorale de Barfleur quis'annonce animée.
Je vous ai déjà conté, Barfleur port des ducs de Normandie et rois
d'Angleterre (25 juillet 2011), mais il faut aller à Caen Falaise ou Rouen pour trouver l'évocation de
ces ducs-rois
Caen, tombeau de Guillaume el Conquérant
Le gisant de Richard Coeur de Lion (cathédrale de Rouen). Richard a fréquenté à plusieurs reprises Barfleur, port
ducal.
Voir une étude de 2012, à propos du coeur de Richard
conservé à Caen
Gisant de Henri le Jeune, cathédrale de Rouen. Son sacre est peut être à l'origine de l'assassinat de l'évêque de
canterburry Thomas Becket (Une rue porte son nom à Barfleur, on dit courammen la rue saint Thomas).
(traduction: Frère de Richard, dénommé Cœur de Lion,
Henri le jeune, prétendant au siège de Normandie qui fut refusé à ses armes et à son bon
droit, l'obtint enfin, ici-même, par sa mort, à son corps défendant en l'an 1183.)
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