Overblog Tous les blogs Top blogs Tourisme, Lieux et Événements Tous les blogs Tourisme, Lieux et Événements
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Anneville en Saire (1) : l'église

Publié le par Ph L

Anneville en saire (1)




 "Le christianisme s'est implanté assez tardivemment dans le Cotentin. On relève au milieu du Vème siècle le passage de l'évêque Germain d'Ecosse qu'il ne faut pas confondre avec Saiint Germain d'Auxerre. Au milieu du siècle suivant, saint
Romphaire, victime d'un naufrage providentiel, établit à Barfleur la première communauté chrétienne du Val de Saire qui sous l'impulsion du jeune apôtre (mandaté par l'évêque de Coutances ) va rayonner dans tout le voisinage.
Que devint cette première chrétienté ? Nous n'en savons rien. ce qui est certain, c'est que pendant une très longue période, le Cotentin fut ravagé cruellement par les luttes sauvages que se livrèrent Bretons et Normands. Il fut rattaché en 933, au tout jeune duché de Normandie et c'est alors que le travail d'évangélisation put reprendre, mais nous ne savons pas dans quelles conditions. C'est seulement au XIème sièvvcle que les vieilles chartes commencent à nous révéler l'existence d'une communauté chrétienne à Anneville."
Extrait Le Lien juin 1981
  Numéro spécial



L'église d'Anneville en saire a subi au cours des âges tellement de transfomations, plus ou moins heureuses, qu'il est difficile de détermliner son style et par conséquent l'époque de sa construction. elle a probablement remplacé l'église qui fut vraisemblablement détruite au début de la guerre de Cent Ans. Nous ne pouvons que faire des hypothèses, puisque les archives sont muettes sur ce sujet.
Par contre nous possédons un certain nombre d'indications sur les aménagements, les restaurations ou les transformations dont l'édifice a été l'objet au long des siècles. Voyons plutôt :
-1570 Fonte de la cloche.
- 1660 : confection des bancs; Achat d'un lutrin. Pose d'une chaire. Ameublement de la sacristie qui venait d'être construite au chevet de l'église. A l'époque Anneville possédait trois cloches.
-11666 : Le cimetière est entouré de murs.
- 1680 : Pose de bancs neufs dans la nef.
- Vers 1760 : Construction de l'autel du choeur avec son rétable. Etant donné la date de cette opération, on peut se demander si l'autel en question n'a pas été réalisé par l'ébéniste de Morsalines, Guillaume Godefroy (auteur de très belles boiseries que l'on peut admirer dans l'église de Crasville).. C'est dans ces années là que fut construit le presbytère.
- 1852-53 : remaniement profond du choeur et de la nef. Elargissement des fenêtres. Remplacement des voûtes en bois par des voûtes en ...plâtre !
- 1864 : Bénédiction d'une nouvelle cloche par Mgr Bravard. Cette cloche remplace celle de 1570. Elle pesait 1297 kg et avait coûté la somme dde 4 8008 F.
- Vers 1871 ;: On démolit l'ancienne sacristie pour la reconstruire sur le côté nord du choeur, puis on restaura le mur de chevet du choeur. Enfin la tour et sa flèche firent l'objet de grosses restaurations.
- Vers 1897 : le Maître-autel et son rétable furent (hélas!) démolis pour être remplacés par l'autel actuel qui ne présente aucun intérêt, c'est le moins qu'on puisse dire.
L'église fut dotée d'un nouveau confessionnal.
Extrait Le Lien juin 1981, numéro spécial.

En 1967 la flèche a été détruite par un orage et reconstruite, coût de l'époque 22 millions de centimes.

En 2006 et 2008, comme cela apparaît sur les photos l'intérieur a été restauré.

 

 

Voir les commentaires

Allemagne, Val de Saire, Espagne, à bicyclette

Publié le par Ph L

A bicyclette

J'essaie ici de vous montrer, de vous faire connaître le Val de Saire et avec satisfaction j'ai constaté que des habitants de cette région faisaient aussi des découvertes (oh les belles répétitions).
Aujourd'hui je vous présente un visiteur, croisé hier dimanche.


kate vient d'Allemagne à bicyclette, il a déjà 1234 kilomètres au compteur de sa bicyclette. Il tire sa "caravane pliante" derrière lui, il paraît que dans les descentes cela procure des sensations.



Mais ce qui m'a convaincu de vous le présenter réside dans une installation simple : une batterie solaire, ainsi tous ses problèmes d'éclairage y compris du cycle sont résolus, avec rechargeur pour téléphone portable, puis alimentation d'un gonfleur et je soupçonne un petit réfrigérateur.



kate va traverser la France, il compte se rendre en Espagne puis rentrer chez lui en Allemagne, un périple de trois mois.




















Bonne route Kate

Voir les commentaires

Construction navale (1)

Publié le par Ph L

Construction navale
Je vous ai présenté l'arrivée à Saint Vaast la Hougue du Marité, ce Terre-Neuvas en cours de restauration. La première phase a été réalisée par les chantiers Bernard. Ce chantier de construction marine est spécialisé dans le bois. Entre 1977 et 1992 huit chalutiers sont sortis du chantier, pour la fièreté du Val de Saire.
 Depuis on ne construit plus mais on détruit de bons bateaux. Aujourd'hui, dans l'article ci-dessous, par un diaporama, j'essaie de redonner les allures d'un tel chantier pendant l'année environ que dure la construction d'un chalutier. Les photos se rapportent, pour la plupart, à la construction du Cyrano, chalutier de 17,50 mètres de long lancé le 27 février 1982 devant 2000 personnes.
Je vais continuer à me plonger dans mes archives photo et je vous ferai partager d'autres moments forts avec d'autres lancements entre 1977 et 1992.





Chantier Bernard


Clic sur une vignette pour agrandir l'image

Voir les commentaires

Le Vast : boulangers, la tradition (5)

Publié le par Ph L

le Vast : la tradition
La commune possède au moins deux commerces dont la réputation dépasse largement ses frontières : deux boulangeries proposent une grande variété de pains dont la gâche et le pain plié, spécilaités cotentines. Il en existe une autre qui a fait la renommée de la commune, la brioche. Il faut indiquer tout de suite que "brioche du Vast" est une marque déposée propriété d'un des boulangers. Cette patisserie était aussi couramment appelée "galette au beurre".. si vous avez la possibilité de passer par Le vast, testez, goûtez les deux.

 

 

Le Vast : la galette au beurre

 

 

 

 

 

 

Voir les commentaires

Le Vast : le village des peintres 11/07/09

Publié le par Ph L

Le Vast : le village des peintres

A l'invitation de l'association "les cascades" les peintres professionnels ou amateurs étaient invités à poser leur chevalet dans la commune.
Si le ciel était gris la palette éclatait de couleurs.







Dans l'album (voir ci-contre) plus de photos de la journée des peintres et du jardin magique.

Voir les commentaires

Le Vast : le village des peintres (4)

Publié le par Ph L

Le Vast (4)

Dans un commentaire Florentin écrivait :"Les quelques images que j'ai gardées du Vast ne sont que du beau". Je partage ces propos et j'espère vous faire partager ce sentiment. Passant vous ne verrez pas ce que je présente aujourd'hui, un superbe jardin que j'ai mis très longtemps à découvrir après être passé des dizaines de fois à côté. Entretenu, conçu, développé par un couple accueillant, je peux afficher ces quelques photos (mois de mai) et je vous invite à la méditation avant l'épreuve gourmande des brioches et autres apins qui font la réputation de la commune.


 

 

 

 



Exception, aujourd'hui samedi 11 juillet, pour la journée des peintres le jardin va s'ouvrir au public.

Voir les commentaires

Le Vast: la Saire, la filature, les cascades (3)

Publié le par Ph L

Le Vast : la Saire, la filature, les cascades (3)
    
 LeVast-19092010-cascades-05

Extrait du livre de Claude Pithois, le Val de Saire, éditions imprimerie Claude Bellée. Vers 1795, M. Philippe de Fontenillat, négociant à Rouen, acheta la terre du Vast pour y créer une importante filature de coton. Sur ce domaine, traversé par la Saire, existaient quatre anciens moulins, deux à blé et deux à papier. (Des papetiers vinrent de Vire s'établir au Vast vers 1860). M. Fontenillat en détruisit trois, réunit leurs chutes à celle du quatrièmle et obtint ainsi une chute totale de sept mètres, d'une force de 100 à 150C CV. Il y ajouta un canal de fuite, long de 1400 mètres, bordé d'arbres.

     03022012-DSC 0276

L'usine commença à fonctionner en 1803 occupant 600 ouvriers et produisant de 1500 à 1600 livres de coton filé par jour. En 1817, pour augmenter la puissance de l'usine, le fondateur convertit en étangs ou réservoirs près de trois hectares de prairies situées près de son moulin. Il fit aussi beaucoup pour l'amélioration du réseau routier du Vast et des communes avoisinantes. C'est dans son usine que fut installée la première turbine en Europe d'une puissance de 100 CV. Cette filature donna un grand essor à la petite cité. elle en fit pendant près d'un siècle la plus forte commune du canton, avec 1700 habitants, une commune qui possédait un marché quotidien ! Elle entraîna la création d'une foule d'artisanats, aujourd'hui disparus.

maison-rues--500504.jpg
On construisit le long de la Saire de petites maisons basses pour les ouvriers, maisons qui se mirent dans les eaux de la rivière. L'exploitation de la filature resta dans la famille après la mort du fondateur, décédé en 1827. En 1858, M. Hippolyte de la Germonière, mari de la petite-fille de l'industriel, resta seul à la tête de l'usine. Une gravure de l'époque nous montre la filature, vaste bâtiment de trois étages, flanqué d'une cheminée d'usine. L'exploitatin devait se poursuivre jusqu'en 1886, ayant péréclité à la suite des traités de 1860. L'usine fut détruite en 1891. On édifia à sa place le "château" que l'on voit aujourd'hui, construction irrégulière, mais quii séduit par la grandeur de son ensemble et par ses deux pavillons pittoresques qui datent du XVIème siècle.
germoniere-1909-010
   
Les cascades du Vast que l'on croirait naturelles sont le dernier souvenir de la filature. La chute d'eau de l'usine fut en effet transformée de cette manière par la maison Combaz à qui l'on doit aussi la construction des cascades du bois de Boulogne.




Voir les commentaires

Le Vast : sous le signe de l'eau (2)

Publié le par Ph L

Le Vast de l'eau (2)

La commune, même si l'on excepte la Saire, se trouve placée sous le signe de l'eau. Vérification en images.


 

 


 


 

Cet endroit fréquenté se situe à la sortie d'une source. Nombreux sont les habitants à venir faire provision d'eau.

Voir les commentaires

Le Vast : l'église (1)

Publié le par Ph L

Le Vast : l'église (1)

 

Extrait de "le Val de Saire" par Claude Pithois, éditions Arnaud Bellée. L'église Notre Dame du Vast est une des plus intéressantes du Val de saire. De l'édifice primitif ne subsiste que le choeur, de la fin du XIVème siècle, avec une voûte entrecroisée d'arceaux en ogive retombant sur des colonnettes.

 

Le chevet droit est percé d'une belle fenêtre rayonnante, encastrée dans une profonde voussure et ornée d'un magnifique vitrail du XVème siècle, classé par les Beaux-Arts. Ce vitrail est divisé en quatre panneaux. dans le premier paraît l'Archange Gabriel; dans le second, on voit la Vierge agenouillée; sainte Marie-madeleine en riche costume, occupe le troisième; et sur le quatrième figure saint Jean-Baptiste, un livre à la main.

 

Au bas de la verrière se trouvent quatre chevaliers et quatre demoiselles agenouillés, habillés comme au temps d'Isabeau de Bavière: ils représentent le donateur et sa famille : roger Suhart et sa femme, Lucette de Canouville, qui eurent quatre enfants: margueritte, Roger, seigneur du Vast, Richard, seigneur de Vaucelles, Robert curé du Vast et seigneur d'Herclat. Leurs armes figurent deux fois dans le vitrail.
 


  

L'église a subi plusieurs réfections au cours des ans. La plus importante, une véritable reconstruction fut entreprise en 1863 par l'abbé Anger, secondé par le maire, M. de Fontenilliat. La nef, les bas-côtés et la tour furent rebâtis dans le style du XIIIème siècle, tels que nous les voyons aujourd'hui.

Voir les commentaires

Crépidula Fornicata et patelle

Publié le par Ph L

Des coquillages abondants peu consommés 

 La crépidule : Crépidula Fornicata
 Embranchement Mollusques
Classe gasteropodes
Ordre  
Mesogasteropodes
 Famille Calyptreides

 

Coquillage ovale de couleur rose originaire des Etats Unis. On la trouve toujours en groupe, les coquillages étant llés les uns aux autres.
Photo :des crépidules fixées sur des bulots.


Les crépidules sont d'abord libres et de sexe mâle. Elles produisent alors des spermatozoïdes. Au bout de quelque temps, elles se posent sur une femelle déjà fixée. Après un stade hermaphrodite, elles deviennent femelles, ne produisant plus que des oeufs. Il se forme ainsi une pile de crépidules : celles qui sont en bas sont femelles, celles qui sont en haut sont mâles. La fécondation d'une femelle ne se fait pas par un mâle de la même chaîne, mais par une crépidule encore libre. Son apparition en Europe remonte à 1872. En france elle est apparue après le Débarquement Une seconde vague de colonisation correspond à des introductions involontaires avec l'huitre japonaise Crassostrea gigas implantée en europe à partir du japon et de la Colombie Britannique pour remplacer l'huitre portugaise Crassostrea angulata décimée au début des années 70.
 Cette espèce entre en concurrence avec les bivalves filtreurs comme les huitres, les moules, les coques. La biomasse étant supposée constante dans les bassins ostréicoles les questions se posent sur cette prolifération sachant que la crépidule n'a pas de prédateur connu. Le bar et la limande, la dorade royale l'apprécieraient. Par ailleurs on remarque que les accumulations constituent une "protection " une défense contre la houle en bordure de côte


Ce mollusque peu consommé intéresse de grands chefs qui de temps en temps communiquent sur leur recette. Tout reste à faire dans ce domaine. Cordons bleus à vos fourneaux.

La Flie : déguster sans modération

Mollusque gastéropode à coquille conique, hôte de l'estran rocheux, souvent en mode battu.

Elle se déplace la nuit en rampant sur sa sole pédieuse pour se nourrir d'algues qu'elle râpe grâce à sa radula.

Au repos, elle occupe toujours la même place (qu'elle sait retrouver) où elle se fixe solidement. Avec le temps, elle y crée un emplacement concave parfaitement adapté à sa coquille


 La flie n'est autre que le nom local de la patelle, gastéropode abondant sur les rochers


Autres noms : patelle (origine romaine), lépas (origine grecque), bernique (Bretagne), arapède (Méditerranée), chapeau chinois, oeil de bouc, flie (Val de saire).


La flie se consomme nature "sur le pouce" ou revenue sur la poële. Il faut choisir celle qui est sur un rocher qui recouvre à chaque marée.



Voir les commentaires