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Canteloup : situation générale

Publié le par Ph L

Canteloup : situation générale

 
Canton : Saint Pierre Eglise
Arrondissement : Cherbourg
Habitants : 173
Superficie : 428 hectares
Altitude : 55 à 124 mètres
Code INSEE : 50096
Code postal : 50330

coordonnées : 49°38'47" Nord,
                          1°21'03" Ouest
  Canteloup, comme Canteleu (76) signifie "le lieu où chante (où hurle) le loup.
Cante est la forme dialectale de chante. Leu est la forme ancienne de loup.

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Pont de saire : valcanville

Publié le par Ph L


Pont de saire (reconstruction): valcanville

Délibération Conseil Municipal, session du 14 septembre 1880


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L’an mil huit cent quatre vingt deux le quatorze septembre mil huit cent quatre vingt, Le Conseil s’est réuni au lieu ordinaire de ses séances

Etaient présents MM.

 

Du dit jour mêmes membres présents même secrétaire.

En plus MM ; De la Germonière, Féron et Levaillant plus imposés. Et en plus M. Caillet Charles membre du Conseil Municipal.

M. Le Maire, après avoir déclaré la séance ouverte a exposé à l’assemblée que la réunion avait pour but de voter la somme nécessaire pour avec les secours de l’Etat et du département, reconstruire le pontsur la Saire, emporté par les eaux dans la nuit du 23 au 24 octobre dernier à la suite de pluies diluviennes. (1879)

Cet accident ne vient ni d’un défaut de construction, ni d’un défaut d’entretien (il venait d’être réparé et les ouvriers assuraient qu’il était d’une grande solidité) ; il ne peut être attribué qu’à un cas de force du courant. De temps immémorial on n’avait jamais vu autant d’eau dans la vallée de la Saire.

Il a ajouté qu’il y avait lieu de compter sur d’importants secours de l’Etat et du Département, toujours prêts à venir en aide aux communes dans de pareilles calamités.

Les charges si lourdes qui pèsent déjà sur la commune de Valcanville, dont la prospérité agricole a été si rudement éprouvée par le manque de récoltes des trois dernières années … ratures … seront aussi pris en considération par l’Autorité supérieure.

Ces charges sont :

   1°Une imposition extraordinaire de trois centimes pendant dix ans, à partir de 1878 pour les chemins vicinaux et les idiots Leloy ;

Une exposition extraordinaire de cinq centimes, pendant dix ans, à partir de 1879 pour les chemins vicinaux ;

   3° un emprunt de 4500F à la caisse des écoles ;

Aux charges vont s’ajouter les dépenses de reconstruction du pont sur la Saire. 

M. le Maire propose donc à l’Assemblée de voter un emprunt de deux mille cent cinquante francs à la caisse des chemins vicinaux, comptant sur le secours de l’Etat et du département pour faire face aux dépenses de reconstruction du pont.

L’Assemblée après avoir délibéré, adopte la proposition de M. le Maire, elle vote un emprunt de deux mille deux cent cinquante francs à la caisse des chemins vicinaux, remboursable en trente annuités égales ;

Elle décide en outre, que, à partir du premier janvier mil huit cent quatre vingt un et jusqu’à l’entier amortissement de l’emprunt ci-dessus, une imposition extraordinaire de un centime sera ajoutée au principal des quatre contributions directes pour remboursement du dit emprunt.

Ainsi délibéré les dits jour, mois et an que dessus.

Suivent 9 signatures.


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Le lavoir reconstruit


Session extraordinaire du 16 mars 1882

L’an mil huit cent quatre vingt quatre vingt deux le seize mars à sept heures du matin, Le Conseil s’est réuni au lieu ordinaire de ses séances sous la Présidence de Monsieur le Maire, en vertu de l’autorisation de M ; le Préfet en date du 18 février dernier.

Etaient présents MM. Onfroy, Féron, Bigot, Mouchel, Caillet Vigor, Vichard, Lapierre Adjoint, Anthouard Casimir, Maire

M. Mouchel désigné au scrutin et à la majorité du suffrages, pour remplir les fonctions de secrétaire a pris place au bureau en cette qualité.

M. le Maire, après avoir déclaré la séance ouverte a déposé sur le bureau, le dossier concernant le projet de reconstruction du pont sur la Saire au passage du chemin vicinal128 ter de Quettehou à Tocqueville.

Le procès verbal d’enquête commodo et incommodo ainsi que l’avis du commissaire enquêteur.

Il a exposé ensuite qu’il s’est entretenu des indemnités de terrain à allouer aux propriétaires, dépossédés pour la reconstruction du pont : M. Lebrun, dans la prairie duquel le pont sera construit paraît disposé à s’opposer à toute occupation de son terrain avant d’avoir eu le prix du dit terrain.

Madame Leclerc, veuve Guillaume, sans s’opposer à la prise possession demande qu’on lui paie ses déclotures et qu’en échange du terrain qu’on lui prendra dans sa pièce, on lui donne le terrain qui se trouveront sur la rive droite de la nouvelle rivière ou du nouveau pont après toutefois qu’on aura rempli l’ancien lit de la rivière avec la terre provenant du nouveau lit à creuser. Elle demande en outre que la rive droite de la nouvelle rivière soit battue et affermie de manière à empêcher les infiltrations dans sa prairie.

 Le Conseil après avoir délibéré,

Considérant que l’enquête n’a révélé aucune opposition, relativement à la construction de ce nouveau pont, que le projet paraît bien établi, l’approuve mais demande qu’on ajoute :

   1° sur la rive droite du pont à établir un déversoir de même niveau que celui qu’existe sur la rive droite de l’ancien pont, que le canal qui rejoindra le canal actuel soit maçonné.

   2° que le lavoir public établi sur la rive gauche et qui sera détruit par la rectification de la rivière soit rétabli sur la même rive, près du nouveau pont.

Ces additions sont indispensables  et ne détruisent aucunement l’économie du projet de M. l’agent Voyer Cantonal.

 







Le déversoir


Le plan pour décrire les modifications

En ce qui concerne les indemnités :

Le conseil est d’avis que M. le maire soit autorisé à traiter le plus tôt possible avec M. Lebrun, afin que rien ne vienne retarder la construction de ce pont et qu’il soit payé sur le montant de l’emprunt à la caisse des chemins vicinaux.

Quant à l’échange demandé par Madame veuve Guillaume Leclerc, le conseil y consent d’autant plus volontiers que ces terrains ne pourraient être vendus et interaient vagues. Il décide également que l’indemnité qui lui sera allouée pour déclôtures et reclôtures lui sera payée sur l’emprunt en même temps que M. Lebrun.






 

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Gratte moi le dos

Publié le par Ph L

Gratte moi le dos

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Non je ne remets pas le couvert avec d'autres potilles ou pierres mégalithiques (comme les trois Princesses). Ces pierres de 1 à 2 mètres de haut sont des gratte-dos. elles sont placées dans les champs qui n'ont pas d'arbres, de pommiers. Les animmaux viennent s'y gratter le dos.
Les traces de piètinement aux abords attestent de l'utilité. Ces pierres demeurent encore très courantes dans la Hague (côté ouest de la Manche)


   


Des exemples de gratte-dos.

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Val de Saire : les potilles et chasses roues

Publié le par Ph L

Val de Saire : les potilles
Je vous ai déjà montré des barrières typiques du Cotentin. A chaque extrémité on trouvait des pierres. Leur rôle : accueillir les points de fixation ou de fermeture de ces barrières. Il existait différents types de fixation, les plus répandus et visibles aujourd'hui sont des gonds.

nullIci, iln'existe plus de barrière, les potilles sont restées en place. Et il serait difficile maintenant de faire emprunter cette ouverture à une charrette tant la différence de niveau avec celui de la route est grand.

   
  Différents exemples de potilles encore en place avec aucun rôle. A ne pas confondre bien sûr avec des pierres mégalithiques.  



nullVous l'aurez remarqué, au pied des potilles, une petite pierre, il s'agit d'un chasse roue. Son but écarter (éventuellement) la roue pour protéger le moyeu de celle-ci.
Ces chasse-roues, au pied des potilles dans les champs n'existent plus (j'ai eu de la chance d'en trouver encore une). Par contre ils sont encore courant dans les entrées ou sur les ponts, ou dans les angles des rues anciennes sans trottoir.



   

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Ponts sur la Saire

Publié le par Ph L

Ponts sur la Saire



Ponts diaporama

Les ponts sur la Saire prennent différentes allures selon l'époque de leur construction.
Plus je m'intéresse à ces "monuments" plus je me rends compte que leur histoire peut être complexe et n'appartenir qu'à eux individuellement..
Je viens de faire des recherches sur la reconstruction de celui de Valcanville vers 1880, je pense avoir trouvé un filon plein d'éléments importants.



Un ancien pont dit "romain" à Valcanville

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Home sweet home

Publié le par Ph L

Bonsoir à tous,
je viens de rejoindre Valcanville.
Tout s'est bien passé.
Merci de vos visites de votre soutien.
Je mets les appareils photo en charge et je repars.
Philippe

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Autour du cidre et des pommes

Publié le par Ph L

Autour du cidre et des pommes

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   Ramasser les pommes, une "corvée" familiale et entre amis (2008)


  Un broyeur à pommes, il peut être actionné manuellemnt comme ci-contre ou par un moteur, il a pu être entrainé par un manége actionné par un cheval.


Il ne faut pas confondre pressoir et tour. Le tour, ci-dessous,  sert à broyer, écraser les pommes avant de les placer sur la maie du pressoir. le tour joue le même rôle que le broyeur ci-dessus.
  Mignon entraîne les roues du tour pour écraser les pommes.   null

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Des pressoirs

Publié le par Ph L

 

 

Des pressoirs


 

 

 

 

 

 

 

La corde s'enroule sur la vis. Elle entraine le second rouet qui serre le mouton. 

   1 - mouton
   2 - maie
   4 - brebis
   7 - rouet
   8 - vis
   9 - jumelles
 11 - agneaux

Je voue une attention très particulière à la longue étreinte, je me propose aujourd'hui de tenter une explication en images (imparfaites) de son fonctionnemment 

 
 
 La photo ci-dessus représente le pressoir exposé au jardin public de Coutances. il est possible d'en voir d'autres au musée du cidre de Valognes (je recommande ), ou au musée de la ferme à Sainte Mère Eglise.   Une architecture caractérsitique des pressoirs avec "longue étreinte."



J'ai également vu de très beaux spécimens à Chateauneuf du Pape ou à Montaigu (route de Nantes à Montaigu). Que ce soit pour le vin, le cidre, voire l'huile d'olive les procédés étaient proches avec des matériels semblables.

Si vous disposez de photos de vieux pressoirs je suis preneur surtout s'ils sont en cours d'utilisation (pltb.613@orange.fr).

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La fabrication du cidre

Publié le par Ph L

La fabrication du cidre

 

Ramasser les pommes

"une corvée" familiale et entre amis"

 

Le Val de Saire a toujours produit des pommes et fabriqué du cidre. Il faut aussi reconnaître que la production  a fortement baissé depuis les années soixante. par conséquent les scènes que je montre en images ne sont plus très fréquentes. Il reste cependant des agriculteurs qui ont conservé des pommiers pour leur consommation personnelle. Pour trouver des producteurs de pommes il faut plutôt aller dans la région de Valognes, Bricquebec ou Saint Sauveur le Vicomte si l'on veut rester dans le Cotentin.

 

 

 

Dans le cas présent nous sommes chez des maraîchers. deux faits méritent d'être signalés :-
 des maraîchers récoltent d'une manière traditionnelle (à la main) et non d'une manière mécanisée.
- Le verger dans lequel se fait la récolte est récent et a été planté avec des variétés anciennes (
p'tit amer et renaud orthographe à revoir)

La première opération consiste à broyer les pommes. Ici le broyeur est entraîné par un moteur.


 Les pommes broyées sont disposées en couches d'environ 10 à 15 centimètres  
 La phase qui consiste à séparer les couches de pommes broyées  les unes des autres est la plus délicate. Ici le matériau utilisé est le chaume, appelé localement GLUI (prononcer GLU). Ce glui doit être disposé de telles sorte que les tiges se croisent. C'est l'aspect aussi le plus traditionnel.  Il est quelquefois remplacé par du roseau ou de la toile de jute.

Les pommes broyées disposées en 10 à 15 lits séparés par du chaume constituent le marc. Il est laissé tel pendant une nuit. Toute ménagère sait qu'une pomme coupée s'oxyde, brunit. C'est le but recherché (on dit faire marquer le marc) pour que le cidre prenne de la couleur


Les pommes broyées disposées en 10 à 15 lits séparés par du chaume constituent le marc. Il est laissé tel pendant une nuit. Toute ménagère sait qu'une pomme coupée s'oxyde, brunit. C'est le but recherché (on dit faire marquer le marc) pour que le cidre prenne de la couleur.

Quand le marc est habillé (pose des planches et des bloquets) il faut faire descendre le mouton, par un mouvement de va et vient avec la pièce de bois. Cela permet au "reitier" de touner sur la vis centrale. Il existe pour cela un jeu de deux clavettes qui disposées d'une certaine façon entraînent le "reitier"  toujours dans le même sens. Lorsque l'effort nécessaire devient plus important, le manche de bois est remplacé par une barre métallique et s'il le faut deux personnes le mettent en action. Le cliquetis particulier des clavettes renseigne sur le travail dans le pressoir

 
 

 

Le marc a été pressé, il est alors deshabillé puis taillé et remis en forme pour continuer à le presser.

Le jus coule bien coloré.

Ceux qui auraient la possibilité de trouver un tel jus je leur conseille de faire des crêpes en remplaçant le lait (en totalité ou partiellement) par ce jus. J'aime


Le jus après décantation sera mis en tonneau pour une nouvelle décantation. Très vite la fermentation va démarrer, d'autant plus qu'il fait doux (environ 10°C)..

Pour la fabrication du glui, se reporter à l'articledu mois d'août (un clic  sur le lien)

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Fermanville : l'église

Publié le par Ph L

Fermanville : l'église
L'église saint Martin, fut complètement rebâtie sur les fondations de l'ancienne en 1568 par Jacques Leclère, curé, aidé du seigneur de la paroisse, Pierre Davy.

 De style roman elle a la forme d'une croix grecque.
Comme il ne restait pas assez d'argent pour construire une tour de hauteur suffisante, on chargea un maçon, nommé Cyrus, d'édifier une bâtière sur la colline qui surplombe l'église, afin de loger la cloche qui pesait alors 500 livres et pour laquelle le campaniile était jugé trop bas. Sous la Révolution, il fut décidé de transformer la bâtière en clocher. en 1839, l'ancienne cloche fut refondue, augmentée de 700 livres et baptisée "Marie de Fermanville".
Au XIXème siècle, on dut par deux fois agrandir l'église, trop petite pour la populationde plus de deux mille habitants que comptait alors la paroisse : la nef fut prolongée, puis deux chapelles latérales construites. En 1890 fut placé un autel en marbre blanc, sorti des ateliers de M. Moulin de Toulouse.
Extrait de "Le Val de saire" par Claude Pithois
   
   
   

 
   
Vitrail de Saint-Martin
    Evocation de saint Louis

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