teurthéville-Bocage (1)
Teurthéville-Bocage

Canton : Quettehou
Habitants : 582
Superficie : 2147 hectares
Code INSEE: 50593
Code postal : 50630
Coordonnées géographiques : 49° 35' 34'' Nord 1° 23' 42'' Ouest
Altitude : mini 32 m, maxi 116m
L'ancienne mairie construite avec les pierres non utilisées du clocher ne répondait plus aux critères actuels de travail et d'accueil. A noter sur sa façade une inscription très vraisemblablement
placée à l'origine sur la tour du clocher.

Une curieuse inscription y est gravée :
Passant,
Sçais tu bien d'où tu es, sçais tu ce que tu vais,
Sçais tu ce que tu es, sçais tu ce que tu ais,
Ton corps vient du néant et s'en retourne en cendre,
Ce n'est rien et tu n'ais qu'une âme qu'il faut rendre.
1664
Teurthéville-Bocage (2) : l'église (1)
Teurthéville-Bocage (2) : l'église (1)

Cette église remonte au XIIIème, époque où elle était sous le patronage de Richard des Fontaines. Elle reste, malgré quelques transformations malheureuses, un édifice très intéressant avec ses ogives simples et pures, ses lambris et sa charpente demi-apparente à la mode normande, le choeur en particulier, avec ses fenêtres à lancettes et ses colonnes du XIIIème siècle. La nef et les bas-côté ont été agrandis en 1841.
Les deux chapelles du choeur, du XVème siècle, furent construites par les seigneurs de Turkeville et de Bertheauville pour leurs droits de séance et de sépulture.
Primitivement, la tour située au bas du choeur reposait sur quatre gros piliers ; elle formait un dôme et abritait deux autels, dédiés à saint Michel et à saint Marcouf. La foudre tomba plusieurs fois sur elle et, comme elle menaçait ruine, on dut l'abattre en 1802. Ses débris servirent à la construction de la mairie et on édifia, à sa place, le clocher

Du porche au choeur



Teurthéville-Bocage (2) : l'église (2)




Parmi le mobilier classé à l'inventaire des monuments historiques, un ancien maître-autel en bois polychromé doré, restauré depuis peu.

Un bas-relief du XV siècle représentant quatre saints ou bas-relief de saint Laurent et trois diacres.

Parmi les nombreux
vitraux représentant des saints, celui dédié à saint Louis.
La Pernelle : foire sainte Pétronille
La Pernelle : la foire
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Dans l'ordre, de gauche à droite 1 - tonneaux de cidre, 2 - un échaudé le cornu## , 3 - cordages, 4 - les rôtisseurs, 5 - le coin des vaches, 6 - archives années 1980, 7 - archives années 1980 Les cartes postales datent d'avant 1910.
La création de la foire de La pernelle est liée à l'abbaye aux Dames de Caen (époque de Guillaume le Conquérant au XIème siècle). Elle a cessé définitivement dans les années 1980. Elle était devenue un moment de convivialité plus qu'un instant commercial. Pendant très longtemps elle a été la plus importante du Val de Saire. Fin XIXème elle était précédée de la montre à Quettehou : "on s'en va en mai à la foire Sainte Pétronille, et on en revient en juin" disait-on.
##voir l'article consacré aux échaudés.(mercredi 17 juin, rubrique patrimoine)
Extrait de la monographie de 1913 rédigée en 1913 par M. Bosvy instituteur.
Les marchés et foires : historique, importance.
La foire du 31 mai à La Pernelle existe de temps immémorial. Au 18ème siècle, elle durait 3 jours. La montre, qui a lieu la veille, n’a été concédée à la commune de Quettehou, sous le mandat de M. Lapierre à la mairie de La Pernelle de 1876 à 1897. Au 22 floréal, an 13, ( soit mai 1805)pour l’établissement des droits de place, on fit une énumération approximative des produits mis en vente, savoir : 500 sacs ou drapées de lin, chanvre, fil ou filasse ; 30 sacs de laine ; 30 fripiers, toiliers, cordiers et cordonniers ; 20 ferblantiers, chaudronniers, tanneurs, boiseries ouvrées, ferraille ; 25 chapeliers ; 35 merciers, orfèvres et quincailliers ; 20 cuisiniers rôtisseurs ; 20 grands paniers de boulanger ; 10 paniers de fruits, poissons ou denrées ; 25 tonneaux ; 300 chevaux sans compter les poulains ; 1 800 têtes de bétail. D’après les chiffres de location actuelle, la foire de La Pernelle n’a que le quart de l’importance d’alors.
Cause : Création de foires et marchés dans des localités plus faciles à desservir.
Vous avez tous comme moi été surpris par le nombre de chapeliers. Les cartes anciennes le montrent, tout le monde avait son couvre-chef. Voici deux types de coiffes que l'on retrouve sur les cartes postales.
Coiffe fleurie
Coiffe de deuil
Anneville en Saire : situation générale
Anneville en saire

Canton : Quettehou
Arrondissement : Cherbourg
Habitants : 363
Superficie : 600 hectares
La commune d'Anneville en Saire. je reviendrai un peu plus tard sur la partie plus historique, particulièrement riche au XVIème, avec François de la Cour, sieur du Tourps (l'un des fiefs seigneuriaux).

Anneville : Dans les chartes anciennes on trouve les formes suivantes : Asnevilla Sarnes, Ansnevilla, Anslevilla, Annevilla. Pour
retrouver l'origine il faudrait décomposer en Villa et Asleikr (nom présumé d'un Scandinave), ce qui signifierait : le domaine de Asleikr.

Anneville a la particularité et l'avantage de se trouver à l'intersection de deux axes
routiers importants dont la RD902 qui donne l'accès à la RN 13 (Cherbourg - Paris).

Le passage est donc important, si certains considèrent que c'est source d'inconvénients, je pense que cela contribue au maintien des commerçants dans cette agglomération. (boucherie, boulangerie, café).

Une voie romaine a-t-elle traversé la commune? Sur la Saire il existait aussi des passages à gué ou des
ponts. L'un d'eux porte encore l'appellation de "pont romain" et se trouvait sur l'ancienne route du Moyen Age qui permettait d'aller de Barfleur au Petit Vicel. A cet endroit tous ceux qui se
rendaient à la foire, la saint Gilles et la saint Léger devaient acquitter un droit de péage

Anneville traversée par la Saire d'Ouest en Est, comptait autrefois d'actives industries. Outre plusieurs moulins : la Ville, le Grand Moulin,le Parquet (à huile et colza), les tisserands et teinturiers y étaient nombreux, attirés par le voisinage de la rivière qui leur fournissauit l'eau vive nécessaire à leur métier.
En 1821, on y découvrit une petite fonderie d'objets
celtiques.

L'activité de la commune est essentiellemnt agricole, ave
c comme je l'ai déjà signalé des copmmerces de proximité et des artisans. parmi ces derniers, je tiens à signaler la présence d'un tapissier.
Sur le plan agricole,
la présence du siège du GPLM, section Val de saire (Groupement des Producteurs de légumes de la Manche), assure l'existence du marché au cadran. au lieu dit "Les Perrons".

Photo d'archives des années 1980. Cette maison du bourg de la commune a été l'une des dernières chaumières de type ancien. Les fenêtres et la façon de traiter en
toiture sont particulièrement intéressantes. Depuis une restauration a été exécutée.
14 juillet 2009
Anneville en Saire (1) : l'église

"Le christianisme s'est implanté assez tardivemment dans le Cotentin. On relève au milieu du Vème siècle le passage de l'évêque Germain d'Ecosse qu'il ne faut pas confondre avec Saiint Germain d'Auxerre. Au milieu du siècle suivant, saint Romphaire, victime d'un naufrage providentiel, établit à Barfleur la première communauté chrétienne du Val de Saire qui sous l'impulsion du jeune apôtre (mandaté par l'évêque de Coutances ) va rayonner dans tout le voisinage.
Que devint cette première chrétienté ? Nous n'en savons rien. ce qui est certain, c'est que pendant une très longue période, le Cotentin fut ravagé cruellement par les luttes sauvages que se livrèrent Bretons et Normands. Il fut rattaché en 933, au tout jeune duché de Normandie et c'est alors que le travail d'évangélisation put reprendre, mais nous ne savons pas dans quelles conditions. C'est seulement au XIème sièvvcle que les vieilles chartes commencent à nous révéler l'existence d'une communauté chrétienne à Anneville."
Extrait Le Lien juin 1981 Numéro spécial

L'église d'Anneville en saire a subi au cours
des âges tellement de transfomations, plus ou moins heureuses, qu'il est difficile de détermliner son style et par conséquent l'époque de sa construction. elle a probablement remplacé l'église
qui fut vraisemblablement détruite au début de la guerre de Cent Ans. Nous ne pouvons que faire des hypothèses, puisque les archives sont muettes sur ce sujet.
Par contre nous possédons un certain nombre d'indications sur les aménagements, les restaurations ou les transformations dont l'édifice a été l'objet au long des siècles. Voyons plutôt :
-1570 Fonte de la cloche.
- 1660 : confection des bancs; Achat d'un lutrin. Pose d'une chaire. Ameublement de la sacristie qui venait d'être construite au chevet de l'église. A l'époque Anneville possédait trois
cloches.
-11666 : Le cimetière est entouré de murs.
- 1680 : Pose de bancs neufs dans la nef.
- Vers 1760 : Construction de l'autel du choeur avec son rétable. Etant donné la date de cette opération, on peut se demander si l'autel en question n'a pas été réalisé par l'ébéniste de
Morsalines, Guillaume Godefroy (auteur de très belles boiseries que l'on peut admirer dans l'église de Crasville).. C'est dans ces années là que fut construit le presbytère.
- 1852-53 : remaniement profond du choeur et de la nef. Elargissement des fenêtres. Remplacement des voûtes en bois par des voûtes en ...plâtre !
- 1864 : Bénédiction d'une nouvelle cloche par Mgr Bravard. Cette cloche remplace celle de 1570. Elle pesait 1297 kg et avait coûté la somme dde 4 8008 F.
- Vers 1871 ;: On démolit l'ancienne sacristie pour la reconstruire sur le côté nord du choeur, puis on restaura le mur de chevet du choeur. Enfin la tour et sa flèche firent l'objet de
grosses restaurations.
- Vers 1897 : le Maître-autel et son rétable furent (hélas!) démolis pour être remplacés par l'autel actuel qui ne présente aucun intérêt, c'est le moins qu'on puisse dire.
L'église fut dotée d'un nouveau confessionnal.
Extrait Le Lien juin 1981, numéro spécial.
En 1967 la flèche a été détruite par un orage et reconstruite, coût de l'époque 22 millions de centimes.
En 2006 et 2008, comme cela apparaît sur les photos l'intérieur a été restauré.
Allemagne, Val de Saire, Espagne, à bicyclette
J'essaie ici de vous montrer, de vous faire connaître le Val de Saire et avec satisfaction j'ai constaté que des habitants de cette région faisaient aussi des découvertes (oh les belles répétitions).
Aujourd'hui je vous présente un visiteur, croisé hier dimanche.

kate vient d'Allemagne à bicyclette, il a déjà 1234 kilomètres au compteur de sa bicyclette. Il tire sa "caravane pliante" derrière lui, il paraît que dans les descentes cela procure des sensations.

Mais ce qui m'a convaincu de vous le présenter réside dans une installation simple : une batterie solaire, ainsi tous ses problèmes d'éclairage y compris du cycle sont résolus, avec rechargeur pour téléphone portable, puis alimentation d'un gonfleur et je soupçonne un petit réfrigérateur.

kate va traverser la France, il compte se rendre en Espagne puis rentrer chez lui en Allemagne, un périple de trois mois.

Bonne route Kate
Construction navale (1)
Je vous ai présenté l'arrivée à Saint Vaast la Hougue du Marité, ce Terre-Neuvas en cours de restauration. La première phase a été réalisée par les chantiers Bernard. Ce chantier de construction marine est spécialisé dans le bois. Entre 1977 et 1992 huit chalutiers sont sortis du chantier, pour la fièreté du Val de Saire.
Depuis on ne construit plus mais on détruit de bons bateaux. Aujourd'hui, dans l'article ci-dessous, par un diaporama, j'essaie de redonner les allures d'un tel chantier pendant l'année environ que dure la construction d'un chalutier. Les photos se rapportent, pour la plupart, à la construction du Cyrano, chalutier de 17,50 mètres de long lancé le 27 février 1982 devant 2000 personnes.
Je vais continuer à me plonger dans mes archives photo et je vous ferai partager d'autres moments forts avec d'autres lancements entre 1977 et 1992.

Chantier Bernard
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