Une spécialité du Val de Saire : la tarte aux pommes couverte
(photos archives)
Cette tarte aux pommes couverte, est une spécialité pratiquée dans peu de boulangerie, je l'ai connue à
Valcanville et elle est maintenue au Vast.
Les pommes coupées en secteurs sont disposés sur une couche de pâte, proche de la pâte feuilletée. Puis le tout est
recouvert d'une feuille de la même pâte. Pour lui donner le bel aspect doré, la feuille supérieure est badigeonnée de jaune d'oeuf.
Les bords, si nécessire repliés sont bien soudés, de telle sorte que les pommes sont cuites à "l'étuvée".
Quand j'étais enfant, les moins de 20 ans ne peuvent pas connaîte (!!!!), le père de Gilbert (sur les photos), était
boulanger (au sens strict). Pour avoir cette belle tarte nous apportions les pommes pelées, le sucre, la plaquette de beurre... Nous fournissions les ingrédients, sauf la farine, of course,
et nous payions la façon
Jeudi 12 je montrais une affiche annonçant le week-end de l'osier (14 et 15/04) à Saint-Vaast-la-Hougue.
L'osier reste associé pour moi à la fabrication de paniers dans laquelle mon père excellait. En prélude à ce week-end des photos d'archives, puis des images réalisées l'an dernier à
Sainte-Mère Eglise à l'occasion d'un week-end semblable
Les archives le montrent, la première question qui survient demeure : faut-il peler l'osier?
Quatre images pour deux techniques différentes
Une autre méthode consiste aussi à faire bouillir l'osier.
Avant de tresser l'osier il faut souvent le diviser, non pas en deux mais en trois pour éviter qu'il ne se casse.
Aujourd'hui visite à un autre commerçant à Montfarville : le boulanger-pâtissier, Valérie et
Gilbert Legoupil..
Le biscuit est une spécialité du Cotentin. je précise tout de suite "biscuit" ne signifie pas "cuit deux fois". Il se
présente comme une galette plus ou moins ronde, de couleur brune mais il peut tirer sur le brun très foncé. Il est utilisé comme complément dans la soupe de légumes, soupe à la graisse,
bouillon de boeuf ou bouillon de poule (il remplace le vermicelle), soupe à l'oignon.
La pâte est une pâte à pain classique, mise en boule puis aplatie, étirée avant d'être mise dans le parisien.
Selon les sources, la durée de cuisson peut varier selon la température du four et de la
sole, en général deux heures.
Quelques compléments d'information sur la fabrication du biscuit
Après le pétrissage, peser puis faire une boule.
Laisser lever pendant une heure.
Passer le rouleau pour aplatir et donner la forme ronde.
Laisser lever encore une heure.Enfin faire cuire pendant plus de deux heures
D'après Gilbert boulanger.
Avant de l'enfourner il faut le piquer pour éviter qu'il ne lève trop. Chaque boulanger à sa technique avec
un appareil conçu pour chacun.
Le jeu de mölkky s'apparente au jeu de quilles, au bowling et au billard. a l'origine c'est un jeu
finlandais. Le mölkky est la pièce lancée pour faire tomber celles qui sont numérotées.
Dans un article précédent je vous présentais un ancien jeu de quilles
Le principe est simple, abattre
les quilles disposées comme sur la photo et marquer les points. gagne celui qui arrive exactement à 50. Le lanceur se place à 3 ou 4 mètres.
Joueurs de quilles dans le Val de saire : les gestes
Le jeu de quilles se pratiquait-il déjà dans l'ancienne Egypte ? Quand a-t-il été introduit en France ? Des jeux
ont aussi été introduits à partir des pays scandinaves
Il est ancien et connaît des formes différentes. Il se pratique encore dans différentes régions en famille ou en
association, il existe des fédérations.
Poursuivant mes investigations sur les pratiques anciennes du Val de saire, j'ai retrouvé dans mes classeurs de
négatifs, une série de clichés datant des années 1980-1982
Tu pointes ou tu tires comme diraient les boulistes !
La position des quilles, corrigées à la demande du lanceur.
Je fais
remonter un article publié le 21/11/2009. je montrais des potilles et des chasse-roues. je n'avais pas trouvé de terme noramnd pour "chasse-roue". C'est fait désormais depuis cet
après midi au cours de normand de l'IUA. Chasse-roue ou bute-roue ou "burgue-reue".
"Burgue-reue" est formé à partir du mot roue et du verbe "burgui" qui signifie : taquiner
méchamment, provoquer, se cogner, se faire mal en se cognant.
"bute-roue", roue et verbe buter qui a donné butée
Val de Saire : les potilles
Je vous ai déjà montré des barrières typiques du Cotentin. A chaque extrémité on trouvait des pierres. Leur
rôle : accueillir les points de fixation ou de fermeture de ces barrières. Il existait différents types de fixation, les plus répandus et visibles aujourd'hui sont des gonds.
Ici, iln'existe plus de barrière, les potilles sont restées en place. Et il
serait difficile maintenant de faire emprunter cette ouverture à une charrette tant la différence de niveau avec celui de la route est grand.
Différents
exemples de potilles encore en place avec aucun rôle. A ne pas confondre bien sûr avec des pierres mégalithiques.
Vous l'aurez remarqué, au pied des potilles, une petite
pierre, il s'agit d'un chasse roue. Son but écarter (éventuellement) la roue pour protéger le moyeu de celle-ci.
Ces chasse-roues, au pied des potilles dans les champs n'existent plus (j'ai eu de la chance d'en trouver encore une). Par contre ils sont encore courant dans les entrées ou sur les ponts, ou
dans les angles des rues anciennes sans trottoir.
Le 24 octobre octobre j'indiquais que des signes comme la formation de rances de pommes dans des champs
signifiais que la pilaison n'allait pas tarder.
Je reviens sur un type de pressoir ancien qui n'est plkus utilisé sauf pour des démonstrations comme à Savigny,
région de Coutances.
Je montre d'autres images et j'ai découvert un texte illustré qui date de 1973 par René LEPELLEY. une illustration
montre "une longue étreinte comme je n'en ai encore jamais vu. Voir ci-dessous
Et maintenant des images des pressoirs connus aujourd'hui
manoeuvre du rouet d'une longue étreinte (Photo d'archives,
années 80)
Jardin des Plantes Coutances
Longue étreinte, château de Pirou.
Remarquer le prolongement du bâtiment pour recevoir cette longue étreinte.
Sainte Geneviève
Manoir d'Arreville
RL - "J'ai fait du cidre à la longue étreinte, à Sainte-Geneviève. ce ne sont plus trente
rasières qu'on mettait mais soixante-dix rasières. On faisait deux tonneaux à chaque coup. Un tonneau, c'est en principe six cents pots, soit mille deux cents litres."
RL - "A partir de septembre jusqu'en février-mars, on pilait. Dans les grandes fermes il y avait jusqu'à
douze tonneaux. on faisait en principe pour deux ans car les pommiers ne donnent pas toutes les années".
PB - J'ai vu chez madame L... on faisait trente à quarante tonneaux de cidre et elle en vendait pour
ceuw qui bouillaient. Beaucoup de cidre était porté à Cherbourg dans les bistrots."
Extrait d'un relevé d'une conversation enregistrée vers 1979
70 rasières = 3500 kg ( dans le Val de Saire)
Musée du cidre Valognes
Des liens pour voir les articles précédents consacrés à la fabrication traditionnelle du cidre ou les anciens pressoirs
En voici une autre dans laquelle je montre d'autres échaliers que je dénommerai "écamets" selon l'appellation de la région de Montebourg/Sainte
Mère Eglise (localisation des photos d'aujourd'hui)
Fontenay sur Mer
Ces écamets je les ai photographiés dans les cantons de Montebourg Sainte Mère Eglise,
toujours dans le cadre de la localisation d'un tableau représentant une scène rurale de jeu quilles "les trois soeurs".
Une des fonctions supposée de ces écamets, à l'entrée d'un cimetière, était d'empêcher les animaux
d'y pénétrer. alors pourquoi ceux-ci sont-ils "ouverts", l'étaient-ils à l'origine ?
Nom donné, dans le département de la Manche, aux
barrières par lesquelles les pièces de terre sont closes" et'article mentionné ci-dessous
Comme en mai, cette publication correspond à la parution de la revue "le Viquet" et un article
explique pourquoi des échaliers pouvaient être installés hors des accès aux cimetières.
Je reviendrai sur la parution de cette revue dans un prochain post
Val de Saire et Cotentin, un pain traditionnel : la gâche
Un forum s'est créé suiteje pense à une émission de télévision sur l'A2. son sujet : le pain plié ou pain Napoléon,
évoqué ici-même et visible dans l'album "Pain", voi l'entête du blog.
Je n'ai pas d'éléments nouveaux concernant le pain plié, par contre je dispose de quelques images d'une autre
spécialité du Cotentin "la gâche". j'ai mis plus bas un lien vers un article précédent.
Je reste persuadé que la meiilleure façon de déguster ce produit demeure le petit déjeuner quand il est
encore tiède, avec du beurre doux et/ou de la gelée/confiture de mûres, ou de gradilles..
L'automne n'a pas encore fait son oeuvre et les frondaisons dans les grands arbres (chênes, frênes) sont
encore denses. Une sortie organisée pour distraire Hippolyte m'ont mené à saint pierre Eglise sur la route qui mène à la "Longue Pierre", un des trois menhirs de Saint Pierre
Eglise.
Sur le chemin un "bosquet" particulier avec des chênes remarquables, l'un d'eux entre 350 et 400 ans a une
circonférence de près de 5 mètres. Belle occasion de faire du vocabulaire et des travaux pratiques avec en complément une initiation à la photographie. Comme nous avions visité la "Fête
de l'arbre", une belle occasion de faire une piqûre de rappel.
Découverte du Val de saire (Manche), photos,actualité, évènements, communes, activités. Partagez avec moi le plaisir de decouvrir et apprécier ce coin de la MANCHE nord-est.