La Normande est une race laitière à double aptitude : elle permet aux éleveurs de produire un lait de qualité, riche en protéines (TP le plus élevé des races en France), ainsi qu'une
viande reconnue pour sa saveur et son persillé. Ses qualités bouchères et sa morphologie permettent une bonne valorisation de sa viande. La Normande est issue de trois races locales de
Basse-Normandie, rassemblées au XVIIIe siècle : la Cotentine, l’Augeronne et la
La vache Normande est la race bovine
française qui peut se prévaloir de produire à la fois un lait et une viande de qualité supérieure. La qualité de son lait en fait aujourd'hui un produit très recherché par les
fromagers et les crémiers, et la qualité de sa viande est plébiscitée par les bouchers et les consommateurs.
La vache normande est la seule espèce "tricolore"...
Sa robe possède trois couleurs : blanc (ou caille), marron (blond) et presque noir (bringé). Selon la couleur qui
domine, la vache sera dite caille, blonde ou bringée.
Robe " Caille" : fond blanc parsemé de taches de couleur
Robe " Blonde" : une grande tache couvre presque tout le corps de la vache, de couleur blonde.
Le ventre (sous la vache) reste blanc.
Robe " Bringée" : une grande tache couvre presque tout le corps de la vache, de couleur bringée.
Le ventre (sous la vache) reste blanc.
Dans la langue normande on retrouve ces termes dans une poésiede Louis Beuve, La Vendeue.
"Pis la brindie qu'était haot plleine" soit "pire la bringe qui était pleine"
ou encore dans le même poème
"Le gros boeu cailli" soit le gros boeuf caille
D'autres expressions à propos de la couleur des Normandes
"La vaque mouésie" soit la vache avec de petites taches de couleur.
"La bllauncharde", vache avec peu de taches ou des taches clairsemées.
La race normande est aussi caractérisée par une tête blanche avec le plus souvent des tâches autour des yeux
("lunettes") et au mufle.
Quelques détails sur les armoires normandes, XIX et début XXèmes siècles.
Les formes, décorations, motifs variaient selon les régions. A Montebourg, Valognes, Mortain, Coutances, Villedieu, Saint Lô les styles et la marque des ébénistes
donnaient des mobiliers comparables mais différents et qui pouvaient être adaptés aussi à la personnalité de celui qui passait commande.
Peut-on appeler certaines formes de
décoration , des rosaces, des médaillons ?.
Je représente cet ensemble, avec un couple d'oiseaux (des colombes ?) se bécotant au-dessus d'un nid avec
quatre oeufs. Nid posé sur des feuilles de chêne à côté de glands. L'ensemble renforce ce que Michel Besnard écrit dans son livre déjà cité "Feuilles de chêne et gland
respectivement symbole de puissance et promesse d'un arbre nouveau" et j'ajouterai d'un héritier.
Sur la première image une décoration particulière avec un couple d'oiseaux, aile déployées, au-dessus d'un nid avec
ses quatre oeufs. Je vous laisse le soin de donner l'interprétation que vous voulez.
Des oiseaux, sur des portes, picorant des grappes de raisin.
Merci aux amis qui m'ont offert la possibilité de photographier ce mobilier.
Les fruits et feuillages sont abondamment représentés. La symbolique s'applique avec force. Ces armoires
faisaient souvent parties de la "dot" à l'occasion du mariage. Fidélité, fécondité, abondance, espoir de la floraison donc de la vie ... sont très présents. Oeillets, pensées,
marguerites, lilas, poires, raisin feuilles de chêne, d'acanthe figurent parmi les représentations.
Le symbole religieux n'est pas exclu.
Michel Besnard écrit "Les grappes de raisin donnent le vin, symbole du sang du Christ.
Les épis de blé fournissent le pain, symbole du corps du Christ.
Je reprends la description des armoires normandes. Pour ceux qui sont intéressés par les meubles normands, je recommande le livre de Michel BESNARD,
éditions Cheminements, 2006, "Meubles normands".
Comme je le montre ci-contre je m'intéresserai
- à la corniche,
- à la corbeille,
- aux portes,
- au tiroir.
Comme vous pouvez le constater sur les deux modèles présentés, les portes peuvent être ouvragées de deux
façons différentes
Réforme des collectivités locales : du nouveau à l'est Cotentin
Voir les articles précédents à partir de la catégorie
communes/collectivités.
La presse locale, se faisant écho des cérémonies de voeux organisées par les municipalités et les communautés de communes, parle abondamment de la réforme des
collectivités territoriales. Le préfet de la Manche ayant souhaité une déclaration d'intention de regroupement des communautés de communes pour la fin février, n'a pas fait que soulever
l'enthousiasme.
Cela m'amène une remarque, "comment peut-on appliquer une loi votée il y a moins de trois mois et dont les décrets d'application ne sont pas
parus"et sachant que des parlementaires (ceux qui votent la loi) demandent un allongement des délais
pour la mise en application.
je le répète, les responsables des communautés de communes n'avaient pas attendu une loi pour travailler ensemble et
imaginer des regroupements.
Comment les choses ont-elles évolué depuis le dernier article ?
Les quatre communautés de communes de
- Valognes,
- Bricquebec,
- Saint Sauveur le Vicomte,
- Montebourg,
ont une étude en cours pour un éventuel regroupement.
La CC du Val de Saire (Canton de Quettehou) par la voix de son président vient de faire savoi qu'un contact va être
pris avec Valognes. Ce ne serait plus 4 communautés qui seraient concernées mais 5.
Soit 47 554 habitants répartis entre 80 communes.
Mais alors que devient la communauté du canton de Saint Pierre Eglise ?
J'imagine mal qu'elle demande son rattachement à la Communauté Urbaine de Cherbourg, donc elle serait la sixième
communauté à rejoindre les 5 ci-dessus.
Soit 56130 habitants répartis dans 98 communes.
Jean-Louis Valentin, Président de la Communauté de Communes du Bocage Valognais, ne rejettera pas la venue de Quettehou, au pays d'art et d'histoire, ajouter un territoire à forte
vocation maraîchère et maritime, touristique, voilà qui renforcerai l'aspect économique du Bocage.
En terme de population le regroupement à six, donne une importance (1/4 de la population du Cotentin)
Christian Prime président de la
Communauté de Communes du Canton de Montebourg a exprimé dans la Presse de la Manche son souhait de rejoindre Valognes. Montebourg l'entrée du pays du bocage, bien situé sur la RN13 entre
Valognes et Carentan
Dans le cas d'un regroupement de ces 5 ou 6 communautés nous aurons des
bassins de vie différents (Valognes et Cherbourg) avec quoique l'on veuille une forte attirance pour Cherbourg qui sera encore plus grande le jour où le stationnement à la
gare de Cherbourg sera amélioré.
Les populations sont différentes entre la ville de Valognes et d'autres territoires plus ruraux qui ne se
reconnaîtront pas obligatoirement dans la ville centre.
Ce regroupement large en terme de superficie peut avoir un inconvénient avec un ressenti d'éloignement. J'imagine
mal une prise de compétence scolaire (primaire, maternelle) dans cette situation et avec la politique générale de la jeunesse ce devrait être (à mon avis) après l'économie, la compétence
N°2 des communautés de Communes.
Autres compétences qui pourraient s'exercer pleinement dans une configuration comme celle ci : l'eau et
l'assainissement.
En terme de gestion cela devrait mener à un conseil communautaire de 125 à 130 délégués si j'ai compris le texte de
loi.
Il est une expression qui commence à m'agacer, même si je comprends que ceux qui l'énoncent signifient par là
qu'ils ne seront pas seuls à décider.
"Ce sont les maires qui décideront", non, ce sont les conseils municipaux, c'est à dire les conseillers
municipaux. D'abord ils doivent avoir des propositions pour pouvoir décider, et quand on sent la mouvance, le mouvement actuel, ils auront besoin de beaucoup d'explications et je ne
vois pas un processus se mettre en place.
Voilà quelques propos, je pense que je reviendrai encore sur le sujet, vos
réactions sont les bienvenues.
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