Le parler normand par Rémi Pézeril
| Le parler normand par Rémi Pézeril | ||||||||
| Un nouveau livre consacré au Normand vient de paraître, il est signé de Rémi Pézeril, aux éditions De Borée. | ||||||||
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| Le parler normand par Rémi Pézeril | ||||||||
| Un nouveau livre consacré au Normand vient de paraître, il est signé de Rémi Pézeril, aux éditions De Borée. | ||||||||
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| Thorvald Une autre réplique d'un bateau traditionnel norvégien Viking. |
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| Je pousuis dans les répliques de bateaux norvégiens Vikings. merci à Jean-claude de Bayeux pour ces photos. |
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Le Thorvald est l'unique réplique dans le monde d'un Kikbät dont l'original est exposé au musée d'Oslo. ce type de bateau était encore construit en Norvège au XIXème siècle pour, à travers les fjords emmener les villageois à l'église. L'original date de 1850 et fut construit en utilisant les mêmes techniques que les Vikings au Xème siècle. La réplique fut construite dans le chantier naval de Hardanger Fartoyvernsenter en Norheimsund en 1997. L'annéée suivante Yannick Favro et sont équipage prouva que le Thorvald était capable comme ses illustres ancêtres vikings de naviguer sur les océans et voguer (à la voile) sur les fleuves. Avec ce vaissaeu ils naviguèrent de Bergen (Norvège) à Tours (France) en 50 jours, en suivant les routes maritimes traditionnelles vikings. |
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| Thorvald est fils de Eric le Rouge le célèbre aventurier viking qui navigua à partir de l'Islande et découvrit le Groënland. |
| Texte traduit de la notice qu présente ce bateau à Bayeux, à voir au musée. |
| Barfleur : réplique d'un faering norvégien | ||||
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VREKK, mot norois signifianat "porté par la mer", réplique exacte d'un faering du haut Moyen-Age de l'an 800 environ, retouvé dans un monticule funéraire, près de la ferme de GokstAd en Norvége. Construit à Méautis, près de Carentan, (Manche), par les bénévoles de l'association DREKKNOR 40 RUE LOUIS-PHILIPPE 50100 CHERBOURG-OCTEVILLE |
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Ce bateau est visible au bar restaurant " Comptoir de la Presqu'île" à Barfleur. A l'intérieur sont également présentés d'autres mobiliers : un coffre, un trône, un bouclier, répliques d'objets "Vikings" |
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Dictionnaire Normand-français, exemple d'entrées multiples
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| Je m'interrogeais depuis quelque temps sur le mot "paissoun".. C'est le premier que j'ai recherché dans le dictionnaire Normand-Français d'après un inventaire des usages en Cotentin. Cf la publication d'hier. |
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| Paissoun n. m.: -1) Piquet, pieu aussi bien en bois qu'en métal auquel on attache un animal dans un herbage; SYN tière; cf peûture -2) Sorte de cheville à grosse tête, en fer ou en bois, maçonnée dans les murs, à laquelle on attachait les animaux autrefois dans les étables quand il n'y avait pas d'anneaux; cf melle. -3) piquet en fer ou en bois pour différents usages. (H - VdS - C) |
| (H VdS C) signifie que l'usage est attesté dans la Hague et le Val de Saire et le Coutançais |
| Tière n.m; : -1) Piquet servant à attacher un animal dans un clos. -2) piquet de fer dans lequel est passée une chaîne servant à attacher un animal dans un clos. On dit de cet animal : il est oû tière. Mette une vaque oû tière c'est l'attacher dans un champ à l'aide d'un tière. elle ne pourra alors paître que sa tièraée (cf). REM Le mot tière désigne initialemnt le piquet mais il peut aussi désigner l'ensemble du piquet et de sa chaîne (autrefois corde). Il se peut que son sens passe à la situation dans laquelle se trouve l'animal; cf paissoun; (H - VdS). -3) (fig) je syis oû tière signifie je me sens captif; (H) |
| Selon mon usage tière signifie la chaîne |
| Tiéraée n.f. : -1) Espace que peut parcourir un animal qui est au tière (cf). -2) Herbe que peut paître un animal qui est au tière. (H) |
| Mâillot n.m. : gros maillet de bois servant principalement à enfoncer le pieu du tière (cf). SYN. mailloche. (H) |
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Dictionnaire : Normand-Français ( OREP Editions), auteur Eric Marie |
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| Résultat d'une quarantaine d'années ( depuis 1969 exactement) d'enquêtes et de collectages réalisés auprès de locuteurs normanophones, cet important travail lexicographique revêt la forme d'un dictionnaire minutieusement élaboré auquel il a annexé, afin d'en éclairer l'usage, de larges analyses concernant la phonétique, la morphologie et la syntaxe.Patoisant lui-même, il a su entendre et transcrire les mots qu'il entendait avec toutes les qualités d'un lexicographe. Il nous fournit ainsi un travail doublement objectif, à la fois sur le plan de la qualité du collectage et sur celui de son analyse.Tel un professionnel,il a rédigé des notices très complètes aux définitions précises, aux renvois judicieux.La transcription phonétique adoptée est accessible à tous.Tout en étant des plus rigoureux, cet ouvrage peut être lu par tous. Il passionnera le linguiste autant que l'ethnologue et le sociologue. | ||||
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Eric Marie Professeur de lettres retraité, Eric Marie est titulaire d'une maitrise de linguistique romane option dialectologie normande. A la faculté des lettres de Caen, il a pour professeur René Lepeley mais surtout, il fréquente le cours de dialectologie de Fernand Lechanteur. Il participe à la fondation de l'association Parlers et Traditions Populaires de Normandie que ce dernier organise dès 1967 afin de créer une revue de linguistique et d'éthnographie, et contribue à sa rédaction dès le premier numéro. Devenue en 1986 Le Viquet, il en prend la direction et préside l'association. Si au long de ses publications, la revue a accumulé des connaissances souvent inédites d'un intérêt reconnues par de nombreux chercheurs et universitaires, il y a signé beaucoup d'articles de terrain. |
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Les textes sont extraits du 4ème de couverrture. Demain un exemple d'utilisation de ce dictionnaire. |
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Ce dictionnaire est en cours de distribution dans les librairies. . |
| Le biscuit à soupe, le pain à soupe |
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Je reprends des publications sur le biscuit, cette spécialité des boulangers du Cotentin, de la Manche. Enquêtant sur ce produit je vais vraisemblablement être amené à distinguer trois familles : - le biscuit tel que préparé en Cotentin - le pain à soupe et ses différentes présentations mais sans différence avec le premier quant à la façon de faire, - le "pain à soupe " recuit, différent des deux premiers pour lesquels il n'ya qu'une cuisson d'au moins deux heures. |
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Je l'ai déjà écrit ici, avant de mettre la "galette" au four, après deux heures à lever au parisien, il faut la piquer pour éviter la formation de "vessies" à la cuisson. Pour la piquer certains boulangers utilisent un outil en bois, les photos en montrent deux différents. Comment s'appelle cet outil ? J'ai à ce jour deux réponses : -un "pique vite" - un peigne. pour les jeunes boulangers "le pique vite " est différent et est utilisé pour la pâte feuilletée. Vos suggestions sont les bienvenues. |
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| Je suis retourné dans la boulangerie de Gilbert (fermée depuis 17 ans) et avec son épouse nous avons retrouvé ce qu'il employait . je vous laisse le découvrir et son originalité par rapport aux deux précédents. |
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| Puis il y a ceux qui en bon boulanger pétrisseur, piquent avec leurs doigts, comme les trois specimens ci-dessous ayant des origines différentes. |
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| Le livre du jour : Dictionnaire du Cotentin par Michel Giard | ||||
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| Abondamment illustré par des reproductions de tableaux des musées Thomas Henry de Cherbourg et Maritime de Tatihou, de cartes postales anciennes et des photographies de Patrick COURAULT, Pascal BONY, Michel PINEL, ... et moi-même. |
| Drapeau Blason Etendard de la Normandie : deux ou trois léopards ? | ||||
Château de falaise avec le drapeau normand.
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| Mairie avec le drapeau normand à 3 léopards | ||||
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Drapeau avec la croix de saint Olaf avec les deux léopards. Ce drapeau normand a été créé en 1937. Reconnu par l'Association Internationale de Vexillologie, le drapeau normand a trouvé la consécration lors de la parution de l'ouvrage « Flags throught the ages and across the world » (édition Mc Grave Hill Book - Co 1975) et dans sa traduction française « Les drapeaux à travers les ages et dans le monde entier » (Fayard 1976).
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Comme toutes les images le montrent il n'existe pas un drapeau de la Normandie mais apparemment plusieurs. Esayons d'y voir un peu plus clair et remontons au XIème siècle quand les ducs de Normandie étaient rois d'Angleterre. C'est sous le règne de Richard Coeur de Lion (1157-1199) que le sceau du dit Richard (je n'ai pas dit blason) va comporter deux léopards puis trois après son retour de croisade. Après 1.99 Jean sans terre son frère redevient roi et lui aussi fait figurer trois léopards sur son nouveau sceau. L'usage dynastique se perpétue alors que précédemment nous étions dans la caractérisation d'une personne. Par la suite les trois léopards vont devenir "l'emblème des rois d'Angleterre". Le blasonnement n'est certifié qu'à partir de 1216 sous Henri III fils de Jean. Autres particularités le duché de Normandie est rattaché au royaume de France en 1204 mais pendant la Guerre de cent ans (1346 -1456) il est sous domination de l'angleterre. Le Duc de Bedford régent du jeune roi Henri VI (cela doit rappeler quelquechose aux amateurs de théâtre de Cherbourg et Rouen) en 1436 fonde l'université de Caen qui reçoit un sceau à deux léopards. après la guerre de Cent ans le prince Charles de France (voir ci-dessus) prend l'écu d'Armes "de gueules à deux léopards d'or". |
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En héraldique le lion rampant (repose sur 3 pattes et la 4ème levée), tête de face est appelé "léopard" |
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Blog d'un passionné de Normandie
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Aujourd'hui il est couramment admis que : les 3 léopards symbolisent l'Angleterre et/ou les Iles anglo-normandes les 2 léopards, la Normandie française (occupée diront certains en allusion à la Guerre de cent Ans). |
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| Les barrières du Cotentin |
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Je ne manque pas une occasion de vous montrer ces barrières typiques du Cotentin. Il faut distinguer deux types : celles avec des lisses horizontales et d'autres avec des lisses verticales déconseillées pour clore les champs avec des chevaux. Je ressors quelques unes de ces barrières, vous pouvez aussi consulter l'album consacré à ce sujet. |
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| Documents affichés sur le circuit de découverte de Canteloup. Circuit documenté par le CPIE du Cotentin pour le compte de la communauté de communes du canton de Saint Pierre Eglise |
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Soupe à la graisse Soupe de légumes de saison |
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Dans les fermes, la soupe constituait le plat essentiel du petit déjeuner. Bien sûr elle figurait au dîner (soir), ici ne dit-on pas souper pour le repas du soir (déjeuner le matin, dîner le midi). |
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