Je suis allé à Varenguebec, commune entre Saint sauveur Le Vicomte et La haye du Puits, comme je l'avais fait voilà
30 ans (encore silence dans les rangs), pour la même raison assister à la batterie de sarrasin (dans l'album les
photos en noir et blanc?
Brancard pour charrier le sarrasin
Le sarrasin, après avoir été coupé, est dressé en "buhots" (terme de Varenguebec) ou
en "binots". Voir l'article précédent pour la façon de procéder (ce n'est pas à varenguebec).
Il sèche ainsi jusqu'au
battage
Il est battu au fléau, les gars de Varenguebec avaient appelé à la rescousse leurs amis de La Feuillie.
Treis p'tits coups la d'ssus
La paille battue forme un superbe "cabot". Ce dimanche elle n'a pas été bottelée.
Lorsque le battage est terminé, au rateau les restes de paille sont retirés et ce qui reste sur le tapis est passé au
tamis ou "étecoup" (au secours je ne connaissais pas ce mot)
L'étape finale consitse au passage dans le "van" ou "tarare", il ne reste plus qu'à mettre les graines en
sacs.
Avec la récolte 2011, la farine obtenue, a permis de tourner quelques galettes, revenues avec du beurre sur le
"haityi" (h très aspiré) elles ont procuré un merveilleux régal.
Je continue à observer les immattriculations des véhicules pour déterminer leur provenance.. La diversité se
fait moins étendue , formant une sorte d'Arc du Sud-Ouest vers le Nord-est.
Remarques :
je suis étonné de ne pas repérer davantage de 17 dépoartement ostréicole.
La seule plaque 19 était celle d'un tracteur chargé de paille.
Les véhicules de la Région Parisienne demeurent très largement majoritaires.
Les marchés ont connu une très grande affluence, mais avec plus de promeneurs que de clients
semble-t-il.
Les activités liées à la mer ont connu beaucoup de pratiquants.
Mon sang de Normand s'est troublé quand j'ai entendu , voilà quelques jours dans un journal télévisé, que le
1er département producteur de pommes se situait, pour moi, dans le grand sud de la France.
L'occasion d'une visite dans la maison du Parc Naturel des Marais du Cotentin et du Bessin (il faut bien instruire
les fillots) me suuggère de présenter quelques variétés de pommes normandes.
Une autre visite au verger témoin de Saint sauveur le Vicomte me redonnera l'occasion de vous en présenter
d'autres.
Parmi les variétés je recommande "la claque pépin". quand elle est mûre en la remuant on entend les pépins comme dans
un hochet.
Le passage de la souris sur l'image arrête le
défilement
Le Marité dernier terre-neuvier a été complètement restauré, je l'ai montré à de nombreuses reprises alors
qu'il était à quai à Saint Vaast la Hougue. Il a rejoint Granville son port d'attache. cet été il a participé à la parade de Brest. Il est disponible pour des sorties, croisières plus ou
moins longues.
Une question : retournera-t-il sur ses lieux de pêche à Terre-Neuve
?
Quand le grain était moissonné, il fallait le battre.
Le battage au fléau constitue certainement un des procédés les plus anciens. je suppose qu'après le manège est
venue la batteuse entraînée par une machine à vapeur dite locomobile puisqu'ele se déplaçait de ferme en ferme. pour ce faire il fallait deux chevaux pour tracter la batteuse, deux
chevaux pour tirer la loco et quand elle est apparue,un cheval pour la botteleuse (j'ai une photo de mon grand père, au pied d'une batteuse parmi une équipe de
botteleurs).
Il existe différents types de batteuse, dans l'album "moisson" vous pourrez en remarquer différents
modèles.
Le Vast, fête de la moisson (3/4), vers la mécanisation
Sur la photo, réunis les différents moyens de moissonner depuis la faux jusqu'à la
moissonneuse-batteuse.
La faucille, la faux les premiers outils pour moissonner.
La moissonneuse tractée par deux chevaux.
Si la coupe se fait plus rapidement; la main d'oeuvre en nombre important reste nécessaire pour lier les
gavelles et permettre aux chevaux de continuer leur manège.
Dans ce genre de fête la possibilité reste offert à chacun de retrouiver des gestes pratiqués voilà déjà bien
longtemps et pourtant c'est si près dans l'échelle du temps.
La moissonneuse lieuse, les premières étaient tirtées par deux chevaux.
La moissonneuse lieuse, les gerbes liées sont éjectées sur le
côté
Le Vast, fête de la moisson (2/4), bounhoume ou bouonefamme
Quand les gerbes sont liées, elle sont regroupées par quatre ou cinq. Pour qu'elle sèchent, avant
d'être rentrées (mises iens), sans craindre d'éventuelles pluies, elles étaient coiffées d'une gerbe, épi vers le bas. L'ensemble forme alors eun bouhoumme, Sinon il
s'agit d'eune bouonefamme.
première étape : lier la tête de la motte
deuxième étape placer la gerbe, épi vers le bas pour former la
coiffe.
Le Vast, fête de la moisson (1/4), le gavelous et son gavelot
A l'occasion de la fête de la moisson, l'organisateur Jean-Yves LEFAUQUEUR et les bénévoles du téléthon ont
cherché à montrer la progression des techniques employées pour moissonner et battre tout en mettant en avnat le travail du cheval. depuis le travail à la faux jusqu'à la moissonneuse
batteuse. J'ai déjà eu l'occasion de faire des publications sur le sujet, aussi aujourd'hui je m'intéresse tout particulièrement au gavelous et à son gavelot.
La faux que tient le personnage possède un dispositif particulier pour retenir la paille et diriger ce qui est
coupé, c'est un gavelot et la personne qui l'utilise un gavelous.
Lorsque le gavelous a fait son travail, il faut ensuite rabattre à la faucille pour former la gerbe,
lagavelle, et
terminer par le lien .
Si ce geste nous l'avons vu alors que nous étions jeunes (silence dans les rangs ...), les Battous du
Cotentin (cf le sarrasin) me confiaient que peu de personnes savent encore le pratiquer : la faux ainsi montée est lourde et le risque est de la piquer dans la
terre.
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